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La Turquie critique et refuse l’ingérence au Venezuela

Par Edouard Roux | Publié le 22/05/2019 à 03:00 | Mis à jour le 22/05/2019 à 03:35
Photo : Le ministre des Affaires étrangères turc Mevlüt Çavuşoğlu lors de son discours à Mexico le 20 mai et prenant position contre l'ingérence étrangère dans la crise vénézuélienne.
Çavuşoğlu ministre turquie venezuela ingerence

Alors que le Venezuela sombre dans un marasme économique sans précédent, la Turquie a refusé de soutenir l'ingérence humanitaire de pays étrangers, allant des États-Unis à la France en passant par l'Allemagne et l'Argentine.

En déplacement officiel à Mexico le 20 mai pour rencontrer son homologue mexicain Marcelo Ebrard et parler de la crise vénézuélienne, le ministre des Affaires étrangères turc, Mevlüt Çavuşoğlu, a critiqué l’ingérence de certains pays au Venezuela. Il s’est également révolté contre le fait que Juan Guaidó, premier opposant de Nicolas Maduro, se soit lui-même déclaré président de la République vénézuélienne, aidé par une coalition menée par les États-Unis.

Lors de cette table ronde organisée par COMEXI, un think thank méxicain spécialisé dans les relations internationales, Mevlüt Çavuşoğlu a expliqué que la Turquie était « contre les interventions étrangères » mais aussi « contre un recours à des méthodes anti-démocratiques comme les coups d’Etat ou l’imposition de sanctions par d’autres pays. »

Affaiblissement de la souveraineté

Le ministre turc a aussi fait part de son incompréhension face à cette ingérence, expliquant qu’intervenir dans les affaires d’un État souverain provoquerait une forte instabilité dans toute la région mais aussi que cela troublerait la paix et la sécurité du Venezuela et de ses habitants.

Mevlüt Çavuşoğlu a exprimé son angoisse face « aux tentatives d’affaiblissement de la Constitution vénézuélienne à des fins politiques »  ajoutant que si les pays étrangers s'en mêlaient, alors « la région entière sera plongée dans le chaos. » 

Pour rappel, le Venezuela est en proie à de violentes manifestations depuis janvier dernier après que le Président sortant, Nicolas Maduro, a remporté l'élection présidentielle, boycottée par l’opposition, et s'est auto-proclamé président de la République pour un second mandat. À cette annonce, nombre de Vénézuéliens ont pris d’assaut les rues pour manifester leur colère. 

Une Présidence disputée

Le 23 janvier, Donald Trump avait reconnu comme nouveau Président de la République Juan Guaidó, député du parti Volonté populaire et farouche opposant à Maduro, 35 minutes seulement après que ce dernier l’a annoncé sur les ondes. Dans la foulée, le Canada, la Colombie, le Brésil ou encore le Panama ont suivi les États-Unis.    

Depuis, des images de scènes de guérillas urbaines, de famines et d’affrontements entre les partisans des deux camps ont fait le tour du monde.

La Turquie n’est pas la seule à refuser l’ingérence. La Russie, la Chine, l’Iran, la Bolivie et le Mexique ont eux aussi vertement critiqué les pays pro-Guaidó et se sont rangés derrière le Président Maduro.

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