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ISTANBUL/SPORT - Kazim Kazim: talenteux, sulfureux et aujourd’hui en Ligue 1

Écrit par Lepetitjournal Istanbul
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 8 février 2018

Poussé vers la sortie par ses dirigeants, le milieu offensif de Fenerbahçe vient d’être prêté mercredi six mois, avec option d’achat, au Toulouse Football Club. En ralliant la Ligue 1, il devient le deuxième joueur turc en activité sur les terrains hexagonaux, après le Parisien Melvüt Erding

(photo : DR)

Le TFC vient de frapper un grand coup sur le marché des transferts en enrôlant Colin Kazim-Richards, plus connu sous le nom de Kazim Kazim. Capable d’évoluer sur les deux ailes de l’attaque, l’international turc de 23 ans va permettre au TFC de sortir de sa "Gignac dépendance". Avec son jeu fait de fulgurances, de débordements et d’arabesques, parfois aussi utiles que contre-productives, le gamin de l’East London va pouvoir ainsi épauler l’attaquant Pierre-André Gignac, déjà épuisé à la mi-saison et trop souvent esseulé sur le front de l’attaque.

Une polyvalence appréciée
Englué à la onzième place du Championnat, l’entraîneur de la ville Rose, Alain Casanova, voit évidemment ce renfort d’un très bon œil: "C’est un joueur qui vient avec beaucoup de motivation, qui a les qualités pour apporter à l’équipe dans un registre offensif. Il peut jouer dans l’axe, sur un côté. Il est vif, puissant et possède un gros mental. Il est aussi capable de donner beaucoup de passes décisives." Seul ombre au tableau: l’attaquant ne fait pas trembler les filets à chaque week-end (5 buts en 61 apparitions avec le club stambouliote). A force de toujours vouloir réaliser des gestes à la "brésilienne", son jeu comporte un gros volume de déchets, sans parler de son travail défensif quasi-inexistant, ce que ne cessent de lui rappeler ses détracteurs.

Un tempérament décrié
Mais là où Kazim Kazim irrite le plus, c’est en dehors du terrain. D’abord, en décembre 2009, sur la chaîne de télévision SkySports, où il a déclaré ne pas toujours porter sa ceinture de sécurité, après s’être fracturé le poignet au volant de sa cylindrée. Fait banal, presque ridicule, par rapport au scandale qui a secoué il y a un mois la Turkcell Süperlig. Ses dirigeants l’ont placé manu militari sur la liste des "indésirables", suite aux révélations de la presse selon lesquelles quatre joueurs du «Fener» (André Santos, Fabio Bilica, Onder Turaci,Vederson et lui-même) enchaînaient les "soirées arrosées et coquines"dans des hôtels d'Istanbul.

Une étiquette qui n’inquiète pas le coach du TFC. Lui "ne tient pas compte de ça', qu’importe la "réputation sulfureuse"de ce métis, fils d’une mère chypriote-turque et d’un père d’Antigua-et-Barbada. Grâce à ce challenge, Kazim Kazim a aujourd’hui toutes les cartes en main pour clouer le bec de ses détracteurs. En tout cas, à Toulouse, Alain Casanova croit en lui: "Il ne marque peut-être pas autant qu’il devrait, mais c’est un jeune joueur qui possède une grosse marge de progression".

Pierre Benedetti (www.lepetitjournal.com Istanbul) lundi 25 janvier 2010

lepetitjournal.com istanbul
Publié le 25 janvier 2010, mis à jour le 8 février 2018
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