Arménie-Turquie : ouverture prochaine des frontières terrestres pour les étrangers

Par Audrey Cremer | Publié le 03/07/2022 à 09:51 | Mis à jour le 03/07/2022 à 10:37
Turquie Arménie frontière

Ankara et Erevan se sont finalement mises d’accord le 1er juillet sur le processus d’ouverture des frontières terrestres entre la Turquie et l’Arménie, pour les ressortissants de pays tiers ; le commerce direct entre les deux pays devrait commencer dès que possible.

Après trois tentatives de discussion, la Turquie et l’Arménie ont finalement accepté ce 1er juillet, d’ouvrir la frontière terrestre entre les deux pays. Celle-ci était fermée depuis 1993, suite au conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan (turcophone) dans la région du Haut-Karabagh.

À l’issue de la rencontre à Vienne entre l'ambassadeur turc, Serdar Kılıç et le vice-président de l’Assemblée nationale d’Arménie, Ruben Rubinyan, il a été décidé qu’en plus de l’ouverture de la frontière aérienne le 2 février dernier, les ressortissants de pays tiers visitant ces deux pays pourront franchir la frontière terrestre "le plus tôt possible", selon le ministère turc des Affaires étrangères. Le processus pour commencer un commerce direct via fret aérien entre les deux pays sera également lancé dès que possible.

L’objectif pour Ankara et Erevan est d’arriver à une normalisation des relations entre les deux pays, avec des discussions entamées en décembre dernier. Le communiqué précise d’ailleurs que les deux parties "ont réaffirmé leur accord pour poursuivre le processus de normalisation sans conditions préalables", après de nombreuses années d’animosité. Cela pourrait ainsi permettre le désenclavement de l’Arménie, située entre l’Azerbaïdjan et la Turquie, alors que son économie est en grande difficulté. Cela serait par ailleurs une nouvelle ouverture touristique et commerciale pour la Turquie. C’est ce qu’expliquait Richard Giragosian, fondateur du Centre d’études régionales (basé à Erevan) dans Ouest-France en janvier dernier : "La Turquie serait aussi gagnante, puisque cela renforcerait sa place dans la logistique régionale et lui ouvrirait une route directe vers son allié azéri."

Audrey Cremer

Audrey Cremer

Étudiante en école de journalisme à Nice, passionnée de géopolitique et de la région du Moyen-Orient, Audrey partage sa découverte d'Istanbul pendant son stage dans notre édition
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