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“UN PAPILLON BADIN CARESSAIT UNE ROSE… ”- Jean-Jacques Rousseau, en toute intimité

Écrit par Lepetitjournal Istanbul
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 20 mars 2013

Martin Stern et son équipe ont fait voyager leur public dans l'univers de Jean-Jacques Rousseau, lundi 21 et mardi 22 janvier, à l'Institut français d'Istanbul. Musiciens et comédiens s'unissent en un spectacle pour vous dévoiler la véritable ambition du philosophe : la musique.

 ?Jean-Jacques Rousseau était un écorché de la musique?, raconte Martin Stern. A la fois directeur artistique du spectacle et flûtiste sur scène, il semble fasciné par ce rêve perdu du philosophe. Il en a d'ailleurs fait un livre*, car Martin Stern est lui-même professeur de philosophie. Le rapprochement est trop tentant. ?Mon destin musical n'est pas aussi contrarié que celui de Jean-Jacques Rousseau?, se défend l'artiste. On découvre donc la passion, mal connue, de l'écrivain français pour la musique. Mais il semblerait que l'homme n'était fait que pour les lettres, à son grand désespoir.

Sur scène les musiciens sont comédiens, le comédien musicien. La complicité entre les artistes est communicative et le jeu de scène entrainant. De la musique aux paroles, de la chanson aux réflexions, la mise en scène est drôle et touchante. Pendant près d'une heure et demie, la troupe vous transporte au XVIIIème siècle. Elle vous émeut et vous fait rire. Seul Lionel Bansard est comédien, il interprète Jean-Jacques Rousseau. Mais Ajda Ahu Giray (chant et aux percussions), Camille Roy (violon baroque), Aksel Tibet (viole de gambe), Paul Whitehead (clavecin) et Martin Stern (flûte traversière baroque), participent au jeu de scène de l'acteur.

 Photo LM

La camaraderie qui se dégage de la scène n'est pas due au hasard. La troupe n'en est pas à sa première rencontre ni à son premier spectacle. Quatre des musiciens se côtoient depuis quelques années à l'école francophone de musique. Et la même équipe a déjà joué  ?Un papillon badin caressait une rose? ? l'an dernier, au lycée Notre Dame de Sion. Les prochaines dates de ce spectacle ne sont pas encore connues. ?On aimerait jouer dans d'autres instituts en Turquie, c'est d'ailleurs pour ça qu'on a fait traduire le texte en turc?, explique Martin Stern.

Lola Monset (http://www.lepetitjournal.com/istanbul) vendredi 25 janvier 2013

* Jean-Jacques Rousseau, la conversion d'un musicien philosophe, de Martin Stern,  ed. Honoré Champion, mars 2012

lepetitjournal.com istanbul
Publié le 25 janvier 2013, mis à jour le 20 mars 2013
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