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PLAISIR D’ETE - Le rivage de Caddebostan, comme un air de vacances...

Écrit par Lepetitjournal Istanbul
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 20 novembre 2012

À Caddebostan, sur la rive asiatique d'Istanbul, le littoral a été aménagé à la fois pour les sportifs comme pour ceux qui souhaitent lézarder au soleil. Et, cerise sur le gâteau, trois plages municipales offrent aussi la possibilité aux baigneurs de piquer une tête en toute sécurité, sans casser sa tirelire

Les plages de Caddebostan sont presque désertes en début de soirée (photo MT)

Caddebostan, côté asiatique, c'est un quartier plutôt huppé, avec ses magasins chics aux nombreuses enseignes étrangères et ses restos branchés de part et d'autre de la célèbre avenue de Bagdad (Ba?dat Caddesi). Mais à deux pas de toute cette agitation citadine, l'endroit offre également un rivage particulièrement propice à la détente et aux loisirs.

Coupé des bruits de la ville, on y vient pour courir, faire du vélo ou bien du roller, sur la route goudronnée qui longe la mer, et sur laquelle les véhicules à moteur n'ont pas le droit de circuler. Mais on vient également à Caddebostan pour se prélasser sur l'herbe, lire à l'ombre des arbres, pique niquer en famille, et bien sûr, piquer une tête.

Trois plages se succèdent le long de ce littoral aménagé sur un kilomètre. Elles sont gérées par la municipalité de l'agglomération d'Istanbul. Sur place, on trouve des cabines pour se changer, des douches, et de quoi se restaurer. Deux plages sont accessibles gratuitement, avec la possibilité de louer un transat ou un parasol pour 4 TL. La troisième plage est payante - 10 TL en tarif normal, 6 TL pour les étudiants - mais parasol et chaise longue sont inclus dans le tarif. Chacune des plages comporte un endroit spécialement réservé aux familles (aile bölümü), où les hommes ne sont acceptés que si ils sont accompagnés de leur famille, et où les femmes seules préfèreront s'installer.

Un intense dispositif de sécurité

Les plages sont surveillées chaque jour, de 8h à 19h. "Au total, 32 sauveteurs sont répartis sur les trois plages ", indique Muharrem Ekmen, le responsable de l'une des plages. "Il y a 8 tours de surveillance, chaque plage détient sa propre ambulance et nous possédons des jets skis pour intervenir sur l'eau en cas d'urgence ". La surveillance ne concerne pas uniquement les baigneurs, puisque des policiers en civil ainsi que des officiers de la zabita (police municipale) patrouillent régulièrement afin d'éviter tout incident à terre. Concernant la qualité de l'eau, des tests sont réalisés tout au long de l'année en laboratoire, afin de garantir une baignade saine. Les plages sont également nettoyées deux fois par jour, matin et soir.

"Dans la matinée, les plages sont plutôt fréquentées par les gens plus aisés, tandis que l'après-midi, elles sont prises d'assaut par la classe populaire, avec beaucoup de familles et d'enfants " précise Muharrem Ekmen. Chacune des plages accueille entre 4.000 et 5.000 visiteurs le week-end. Si l'on recherche vraiment la tranquillité, mieux vaut donc venir les jours de semaine ou bien en fin de journée.

La popularité du lieu est ancienne, puisque le rivage de Caddebostan était déjà largement fréquenté dans les années 50. Il n'y avait à l'époque qu'une seule plage. Les baigneurs portaient alors les maillots de bain dernier cri et il y avait une discothèque. Un concours de beauté était même organisé chaque année. Le rivage a ensuite perdu son côté attrayant dans les années 60. Une hausse de la  fréquentation alliée à une mauvaise gestion de la plage ont entraîné l'exaspération des riverains. La plage a fermé en 1965. À la fin des années 80, l'État a racheté une partie du littoral de Caddebostan, qui appartenait alors à des particuliers, pour en faire un bord de mer accessible à tous. Les trois plages aujourd'hui présentes ont été construites artificiellement sur ce pan de côte, grâce à du sable venu de la ville Tekirda?. Elles sont ouvertes depuis 2005, pour offrir aux Stambouliotes comme un petit air de vacances, mais en pleine métropole.

Marie Tarteret (www.lepetitjournal.com/istanbul) mardi 10 juillet 2012

lepetitjournal.com istanbul
Publié le 10 juillet 2012, mis à jour le 20 novembre 2012
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