Édition internationale

INONDATIONS - Après les pluies et les éboulements, les touristes boudent Ilha Grande


La tragédie vécue par la région d'Angra dos Reis la nuit du Réveillon a des conséquences bien au-delà de la macabre comptabilité des morts et des sans-abris. La disparition, dans une avalanche de boue, de la Pousada Sankay semble affecter fortement les réservations des hôtels d'Ilha Grande. Nombre de visiteurs auraient déjà annulé leur séjour. Or l'été brésilien, c'est la grande saison pour la Costa Verde, une des régions touristiques les plus en vogue du Sud-Est du pays

Pour tenter de ramener la confiance chez ses hôtes, l'office du tourisme s'est fendu d'un communiqué sur son site officiel qui, tout en se solidarisant avec les victimes, critique l'abordage qualifié de "sensationnaliste"des médias dans cette affaire. Il rappelle que de nombreuses plages et hôtels sont situés dans des zones sans risque.

Une pétition pour encadrer les constructions
Moins optimiste, un regroupement d'habitants et d'écologistes de la Grande-Ile font circuler, suite à la visite sur place du Gouverneur de l'Etat de Rio Sergio Cabral, une pétition pour demander d'abroger un décret publié en juin dernier, qui autorise la construction d'habitations dans des zones dites "dégradées"de la côte occidentale de l'île, celle qui fait face au Continent. Les pétitionnaires s'appuient sur le fait que la Pousada Sankay était justement construite dans un endroit où les nouvelles constructions devraient être autorisées.

Ils semblent avoir été entendus par les autorités, la Secrétaire à l'Environnement de l'Etat de Rio, Marilene Ramos vient d'annoncer la suspension de ce décret, "aux fins d'études et de révision du plan d'aménagement." Marilene Ramos s'est notamment basée sur la tragédie de la Pousada Sankay pour justifier sa décision : "l'hôtel a été construit en 1992, sans autorisation, avant l'établissement du Plan Directeur."

Jean-Jacques FONTAINE (www.lepetitjournal.com – Rio de Janeiro) 15 janvier 2010 
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