Édition internationale

AOC indiennes : Le curcuma ou turmeric d’Erode

Le curcuma ou turmeric d’Erode (Erode Manjal) a été inscrit au registre des appellations d’origine contrôlées, dans la catégorie « produit agricole », en 2018-2019.

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Écrit par lepetitjournal.com Bombay
Publié le 7 juin 2026, mis à jour le 10 juin 2026

Un terroir et une identité

Les cultures traditionnelles de curcuma indien portent le nom de la localité où elles sont produites. Ainsi, le curcuma cultivé dans la région d’Erode est appelé Erode Curcuma ou Turmeric, sans grande précision sur les variétés qui y poussent.


Erode n’est pas une ville qui se distingue par une attraction touristique particulière, mais elle possède plusieurs marchés reconnus pour sa taille. Elle est notamment réputée pour son marché bovin très actif et son marché de noix de coco, essentiel pour tout le sud de l’Inde. Ce qui démarque véritablement Erode, c’est la production de curcuma : la ville est ainsi connue comme la « Ville du Curcuma ».

Aujourd’hui, le curcuma est également cultivé au Bangladesh, en Chine, au Myanmar, en Thaïlande et dans d’autres pays d’Asie du Sud-Est, mais celui d’Erode a conservé sa réputation intacte.

 

Usages multiples et valeur culturelle

En Inde, le curcuma est un produit utilisé de manière multiforme. Le curcuma d’Erode jouit d’une grande réputation sur les marchés locaux et internationaux pour sa qualité, sa couleur orange caractéristique et son arôme.

C’est une espèce essentielle dans la cuisine indienne, mais aussi un colorant naturel et une matière première pour l’industrie pharmaceutique. Il occupe une place importante dans les cosmétiques, les soins de beauté et les soins du corps. Il est également un élément de bon augure dans les cérémonies et coutumes religieuses.

D’abord utilisé comme colorant, il est ensuite devenu un rituel de beauté et un remède contre diverses maladies.

 

Une histoire ancienne

A l’époque des royaumes Chola, Pandya et Chera, le curcuma était déjà produit et commercialisé dans de vastes zones autour de la rivière Bhavani. Les commerçants arabes l’introduisirent en Europe au XIIIᵉ siècle.

Marco Polo, lors de ses voyages en Inde, fut tellement impressionné par le curcuma qu’il le décrivit comme un légume aux propriétés proches de celles du safran, une épice réputée pour ses effets thérapeutiques.

 

Un terroir et une identité  Les cultures traditionnelles de curcuma indien portent le nom de la localité où elles sont produites. Ainsi, le curcuma cultivé dans la région d’Erode est appelé Erode Curcuma ou Turmeric, sans grande précision sur les variétés qui y poussent. Erode n’est pas une ville qui se distingue par une attraction touristique particulière, mais elle possède plusieurs marchés reconnus pour sa taille. Elle est notamment réputée pour son marché bovin très actif et son marché de noix de coco, essentiel pour tout le sud de l’Inde. Ce qui démarque véritablement Erode, c’est la production de curcuma : la ville est ainsi connue comme la « Ville du Curcuma ».  Aujourd’hui, le curcuma est également cultivé au Bangladesh, en Chine, au Myanmar, en Thaïlande et dans d’autres pays d’Asie du Sud-Est, mais celui d’Erode a conservé sa réputation intacte.  Usages multiples et valeur culturelle  En Inde, le curcuma est un produit utilisé de manière multiforme. Le curcuma d’Erode jouit d’une grande réputation sur les marchés locaux et internationaux pour sa qualité, sa couleur orange caractéristique et son arôme. C’est une espèce essentielle dans la cuisine indienne, mais aussi un colorant naturel et une matière première pour l’industrie pharmaceutique. Il occupe une place importante dans les cosmétiques, les soins de beauté et les soins du corps. Il est également un élément de bon augure dans les cérémonies et coutumes religieuses.  D’abord utilisé comme colorant, il est ensuite devenu un rituel de beauté et un remède contre diverses maladies.  Une histoire ancienne  À l’époque des royaumes Chola, Pandya et Chera, le curcuma était déjà produit et commercialisé dans de vastes zones autour de la rivière Bhavani. Les commerçants arabes l’introduisirent en Europe au XIIIᵉ siècle.  Marco Polo, lors de ses voyages en Inde, fut tellement impressionné par le curcuma qu’il le décrivit comme un légume aux propriétés proches de celles du safran, une épice réputée pour ses effets thérapeutiques.

 

Une culture vivante

Aujourd’hui, près de 30 000 agriculteurs se consacrent à la production de curcuma, perpétuant une tradition pluriséculaire. Cette culture contribue également à la fertilité des sols en fixant l’azote atmosphérique.
Le curcuma est récolté manuellement entre janvier et mars, puis transformé en quatre étapes successives. D’autres cultures comme les oignons, le maïs ou les légumes sont intercalées, et dans certains cas, le curcuma est utilisé comme culture intercalaire dans les plantations de palmiers.

 

Un pilier de la médecine traditionnelle

L’ancienne pharmacopée indienne, l’Ayurveda, mentionne abondamment le curcuma comme une plante exceptionnellement efficace contre les troubles de l’estomac.

Il est également utilisé pour soigner les plaies, le diabète, l’anémie, les impuretés du sang, les infections parasitaires et le rhume chronique.

 

Les prix

Le prix actuel du curcuma d'Erode au kilo, hors prix de gros, est d'environ 160 INR. Ce prix correspond au prix moyen pratiqué sur les marchés de producteurs et peut varier en fonction de la qualité, de la saison et du lieu précis.

 

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