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Chercher un emploi (2/2): Les quatre étapes d’une quête réussie

Par Ariane Chauve | Publié le 10/09/2018 à 16:52 | Mis à jour le 11/09/2018 à 13:29
Méthode pour trouver un emploi Hong Kong

Pour décrocher un emploi, il est possible de se tourner vers des organismes qui vous conseilleront (Où trouver les premiers contacts? 1/2). Il est aussi utile d'adopter quelques bons réflexes.

1. Construire son réseau

Un maître mot: réseau. Johana Burloux, animatrice du Café Emploi, est catégorique : décrocher un emploi suppose d’être pro-actif, il faut rencontrer du monde et construire son propre réseau. Ce sont en effet les rencontres et un profil identifiable qui vont favoriser le fait qu’un recruteur ou son entourage proche se souviendra d'une personne. 

"Ce qui est merveilleux à Hong Kong, explique-t-elle, c’est qu'il est possible de construire son réseau de A à Z. Il y a de nombreux évènements de networking, les gens en poste sont généralement très ouverts et positifs, et les occasions pour échanger avec des personnes de son secteur sont plutôt fréquentes. Résultat, on peut très vite atteindre des personnes ou des cercles qui semblent inaccessibles si l'on compare à la France."

Lily Ting, du Club emploi de l'UFE, partage cet avis : "il faut se créer un réseau en même temps que de comprendre les codes du marché local".

Cela peut commencer par les lieux de rencontres des expatriés français en recherche d’emploi (voir notre article Chercher un emploi à Hong Kong(1/2): Où trouver les premiers contacts?)

2. Identifier les secteurs intéressants  

Ensuite, elles conseillent toutes deux de « mapper » les secteurs intéressants, et de s’informer sur les entreprises. On peut consulter à la fois la base de données de la Chambre de commerce, mais aussi lire sur les secteurs pour s’informer des tendances, qui peuvent inciter à postuler pour une entreprise dotée d’un projet particulier.  Pour ce faire, des « white papers » ou des états des lieux sont disponibles, souvent gratuitement, sur Internet. Lily Ting note aussi que certaines infrastructures sont peu visibles, alors qu’elles peuvent apporter des informations (Cyberport, Science Park).

3. Evaluer son profil par rapport aux attentes du marché

Pour certains profils, plus spécialisés ou atypiques par exemple, les personnes peuvent mettre davantage de temps pour trouver un emploi. Celles ayant accumulé beaucoup d’expériences peuvent se retrouver en concurrence avec des candidats locaux beaucoup moins exigeants sur les conditions (certains jeunes actifs à Hong Kong habitent encore chez leurs parents par exemple). D'autres fois, les profils peuvent nécessiter une réorientation si les pistes n'aboutissent pas. 

"En ce moment, on voit plus de personnes tenter leur chance sans filet. Des familles arrivent en contrat local ou des jeunes, en working-holiday visa, viennent à Hong Kong qui a une image très dynamique." Le marché évolue et la formule classique d'expatriation qui existait dans le passé est de plus en plus rare. "Les entreprises procurent de moins en moins de visas, et certaines de taille modeste ne maîtrisent pas toujours les procédures à suivre. Heureusement des conseillers (Chambre de Commerce, juristes) proposent cet accompagnement ", ajoute Johana.  

Quant aux chasseurs de tête et agences, "c’est plus un passage obligé, mais il ne faut pas tout miser dessus, au contraire" note notre interlocutrice. Les agences généralistes seront utiles pour un profil nettement défini, alors que les agences plus spécialisées parleront davantage des particularités de chacun. Il est à noter que certaines agences proposent aussi des services pour les femmes, comme FLEXImums ou Pivot.

Enfin, côté langues, "la connaissance du mandarin ou du cantonnais ouvre des portes, c’est certain", sans être toujours obligatoire, mais s'il y a un incontournable, c'est bien l’anglais. 

4. Se forger une première expérience

Une première expérience est déterminante, car elle donne une crédibilité sur le marché honkongais. Certaines fois, il peut être utile d’accepter un salaire moins élevé au départ pour décrocher ce premier pas dans une entreprise, car "tout se négocie" commente Lily. "Le turnover est très important à Hong Kong", poursuit-elle, "cette ville manque de talents, on peut changer de travail facilement, on peut être promu rapidement". Au second semestre 2017, le turnover était de 11.2% selon le Hong Kong Institute of Human Resource Management.  Certains se tournent vers des formations locales, qui démontrent aussi une capacité d’intégration.

Quand l'expérience est plus ancienne, on peut se tourner vers des programmes " return to work" mis en place par certaines grandes multinationales depuis quelques années. Ils sont destinés aux personnes qui ont arrêté de travailler depuis plusieurs années, et permettent un redémarrage sous la forme d’un stage, d’ateliers et de suivi pendant plusieurs semaines. À Hong Kong, de tels programmes sont proposés par des banques comme Morgan Stanley, Bank of America Merill Lynch ou GS, et d’autres entreprises comme Allen & Overy par exemple.
 

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