Lundi 3 août 2020
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Donnie Yen est-il le nouveau Bruce Lee?

Par Arnaud Lanuque | Publié le 25/03/2020 à 14:00 | Mis à jour le 26/03/2020 à 06:54
Photo : Le dernier Ip Man de la saga, bientôt en salle
Donnie Yen acteur Kung Fu Hong Kong

Avec la sortie récente du 4e opus de la saga Ip Man et du film du nouvel an Enter The Fat Dragon, il est temps de se pencher un peu sur le parcours de son interprète, la star du Kung Fu Donnie Yen.

Le fils de la tigresse

Né à Canton en 1963, Donnie Yen est le fils d’une maitre de Kung Fu réputée, Bow Sim Mak. Véritable "mère tigre", celle-ci ne perdit pas de temps pour l’initier aux arts martiaux mais aussi à d’autres disciplines artistiques comme le piano. Il suivit ses parents quand ceux-ci déménagèrent à Hong Kong, puis à Boston. Profitant de l’ouverture nouvelle de la Chine suite à la révolution culturelle et pour calmer un naturel parait-il bagarreur, le jeune adolescent fut envoyé à Pékin pour y suivre un programme intensif de Wushu pendant deux ans où il eut l’occasion de croiser la route d’une autre star en devenir, un certain Jet Li.

 

Donnie Yen acteur Kung Fu Hong Kong
Donnie Yen entouré de Gong Li et Jet Li, son copain d'école, à l'affiche de Mulan

 

A peine atteint sa majorité, il tapa dans l’œil du chorégraphe Yuen Woo Ping et put apparaitre en vedette dans deux de ses films, Drunken Tai Chi et le délirant Mismatched Couples. Mais les films ne furent pas les succès escomptés et Donnie rentra aux Etats-Unis. "Je pensais que le cinéma n’était pas pour moi" se souvient l’acteur. "Je ne venais pas de cet univers et j’étais assez introverti alors je n’ai plus fait de films pendant 3 ans".

Heureusement, Yuen Woo Ping ne l’avait pas oublié et il fit appel à lui pour sa série de polars Kung Fu des Tiger Cage et autres Sens du Devoir. Cette fois, Donnie se fit un nom et put obtenir des rôles d’importance dans des grosses productions comme La Secte du Lotus Blanc (où il affronta Jet Li) ou l’Auberge du Dragon (où il donna du fil à retordre à Brigitte Lin, Maggie Cheung et Tony Leung Kar Fai).

 

 

La traversée du désert

Après une ultime collaboration sur Wing Chun qui tourna à l’aigre, Donnie Yen finit par quitter le giron de Yuen et ses frères pour se lancer pleinement en solo. Mais la transition fut difficile et il se retrouva à écumer les petites séries B fauchées. Si certaines s’en sortirent avec les honneurs (le survitaminé City of Darkness), la plupart furent franchement oubliables (Iron Monkey 2 ou High Voltage). Conscient de la pente descendante sur laquelle il était, Donnie tenta de prendre son destin en main en passant à la réalisation. Si son premier film, le Kung Fu Legend of the Wolf, proposait de belles choses en termes d’action, son second, Ballistic Kiss, était un ego trip assez embarrassant dont l’échec commercial cuisant lui ferma la voie de cette nouvelle orientation. Parallèlement, il tenta de se diversifier en chorégraphiant à travers le monde: Japon (le film Princess Blade, le jeu vidéo Onimusha), USA (Blade 2, Highlander Endgame) ou encore Allemagne (la série TV Code Puma).   

La légende de Ip Man

Le vent finit par tourner en sa faveur quand il eut l’opportunité de batailler à nouveau avec Jet Li pour les besoins de la superproduction de Zhang Yimou, Hero. S’étant ainsi rappelé aux bons souvenirs des cinéastes hongkongais et chinois, il saisit les nouvelles opportunités qui s’ouvrèrent à lui et enchaina les projets artistiquement et commercialement réussis: du polar tragique SPL (où il intégra du Mixed Martial Arts à ses chorégraphies, une tendance depuis largement copiée par Hollywood) au film de chevaliers Seven Swords (où il envoya sa co-star à l’hôpital lors du tournage du combat final). Il trouva également le personnage avec lequel le grand public allait définitivement l’associer, celui du maître de Wing Chun Ip Man, actuellement à son 4e épisode.

 

 

Définitivement super star, il enchaina les gros projets interprétant tour à tour Chen Zhen (le personnage joué par Bruce Lee dans La Fureur de Vaincre, Legend of the Fist), le légendaire Roi Singe (Monkey King) ou encore l’authentique caïd du Hong Kong des années 60, Ho le boiteux (Chasing the Dragon). Son succès, et son anglais impeccable!, ont poussé les studios Hollywoodiens à s’intéresser également à lui, lui permettant d’apparaitre dans le 3e xXx ou dans le Star Wars Rogue One (c’est lui qui suggéra que son personnage soit aveugle!). Toujours au top, il sera à l’affiche du Mulan de Disney prévu pour sortir cette année.

 

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Arnaud Lanuque

Arnaud Lanuque

Couvre l’actualité du cinéma de Hong Kong depuis plus de 15 ans. Il a participé à de nombreux sites (HKCinemagic, Asialyst...) et magazines (So Films, L'Ecran Fantastique...) et a écrit le livre Police Vs Syndicats du Crime
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