Il devrait y avoir plus de 200 passages de paquebots de croisière cette année à Hong Kong. Ce style de vacances est à la fois bénéfique pour l’économie locale et une opportunité supplémentaire pour les résidents en quête de dépaysement.


Chiffres de croisières en hausse
En 2025, on a finalement dénombré 189 passages de paquebots de passagers à Hong Kong. Cette année, le chiffre devrait encore augmenter. « On pourrait voir plus de 200 navires de croisière faire escale à Hong Kong cette année », a estimé Rosanna Law Shuk-Pui, ministre du Tourisme de la région économique spéciale.
Le chiffre de 2025 représentait déjà 88% du record d’avant Covid, et tout porte en effet à être optimiste sur la reprise des passages. En effet, les compagnies de croisières fonctionnent sur un calendrier de trois ans, ce qui fait que certaines d’entre elles, qui avaient arrêté de venir pendant le Covid, pourraient bientôt revenir sur Hong Kong. Par ailleurs, des nouvelles devraient s’annoncer prochainement, notamment des Chinoises.
Ruissellement des croisières sur la ville
La question cruciale reste de transformer cette marée de croisiéristes en ruée vers les commerces hongkongais. C’est en partie l’enjeu de l’appel d’offres en cours pour la gestion du terminal de croisières de Kai Tak, qui désignera un nouvel opérateur pour dix ans à partir du 1er juin 2028. Mme Law a ainsi suggéré que le nouveau choisi pourrait explorer l’idée d’une collaboration avec le site voisin de Runway 1331, espace de loisirs créé dans un ancien centre d’isolement du Covid.
Plus généralement, l’arrivée de touristes chinois venant de bateaux de croisières pourrait être un atout supplémentaire pour Hong Kong. A l’instar de ce qu’a réalisé Shenzhen avec le Shekou Cruise Center, l’un des rares ports au monde capables d’accueillir les plus grands bateaux de passagers, Hong Kong peut utiliser ses deux terminaux de Kai Tak et de Tsim Sha Tsui pour proposer des programmes de visite aux touristes de passage.
Vacances au milieu de l’eau
Par ailleurs, face à une population hongkongaise vieillissante, les croisières deviennent aussi une nouvelle opportunité de vacances. On peut aussi bien y partir entre 9 et 14 nuits vers le Japon ou la Corée du Sud, embarquer pour des escapades plus courtes vers le Vietnam, les Philippines ou plus généralement l’Asie du Sud-Est, ou encore effectuer des mini-croisières de deux nuits en mer sans escale pour profiter des installations des navires.
La gamme est par ailleurs de plus en plus étendue, du style familial de Royal Caribbean à l’ultra-luxe de Regent Seven Seas en passant par le décontracté de Norwegian Cruise Line, le classique d’Holland America ou le traditionnel luxueux de Cunard. Dans ces conditions, l’augmentation du trafic de croisières à Hong Kong sera aussi certainement une bonne nouvelle pour les résidents en quête de vacances de plus en plus diversifiées et reposantes.
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