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La Cour de Hong Kong rejette l’appel du trader au double meurtre

Par Célia Cazale | Publié le 09/02/2018 à 05:53 | Mis à jour le 10/02/2018 à 15:34
Photo : Rurik Jutting
rurik jutting, meurtre Hong Kong

Rurik Jutting purge une peine d'emprisonnement à perpétuité pour les meurtres de deux femmes en 2014. Une affaire qui a choqué la capitale financière asiatique.


Le banquier britannique ne sera certainement plus jamais libre. Alors qu’il portait son affaire de double meurtre en appel, ce vendredi 9 février, Rurik Jutting n’est pas parvenu à renverser les condamnations. Le tribunal de Hong Kong a rejeté sa demande, confirmant sa peine d’emprisonnement à perpétuité

Trois juges de la Cour d'appel ont déclaré dans leur décision que la requête de Rurik Jutting était sans fondement. Cette dernière dénonçait un soit disant vice de procédure. L'équipe juridique de l’accusé soutenait que le juge du premier procès, en octobre 2016, avait donné des instructions incorrectes aux neufs jurés pour rendre leur verdict. Il leur aurait dit qu'ils devaient rendre le même verdict pour les deux chefs d'accusation, malgré les circonstances différentes des deux décès.

 

Victimes Rurik

 

Pour rappel, l'ancien trader de 31 ans, qui travaillait pour la Bank of America Merrill Lynch, avait plaidé non coupable du chef de meurtres, reconnaissant simplement deux homicides involontaires pour cause de responsabilité diminuée. 

Sumarti Ningsih, 23 ans, et Seneng Mujiasih, 26 ans, avaient été retrouvées mortes le 1er novembre 2014 dans l'appartement haut de gamme du diplômé de Cambridge, dans un immeuble résidentiel de Wanchai. L’une d’elle, Sumarti Ningsih, avait été torturée pendant trois jours avant d'être tuée dans la douche avec un couteau-scie puis entreposée dans une valise sur le balcon du condamné. 

Pendant le procès de 2016, les jurés avaient vu des images insoutenables des tortures tournées par l’accusé sous l'influence de la cocaïne. 

Les avocats d’appel de Rurik Jutting ont également déclaré que le juge de première instance avait commis une erreur dans l'évaluation de ses troubles psychiatriques et sur le fait qu'ils constituaient une anomalie mentale. Selon la loi de Hong Kong, une «anomalie d’esprit», qui altère considérablement la responsabilité mentale, peut être utilisée comme moyen de défense contre une condamnation pour meurtre.

À cela, la Cour d’appel a répondu: "Nous sommes convaincus que les instructions du juge ont correctement appliqué la loi et étaient conformes à la preuve produite au procès", a rapporté The Guardian

Un recours en cassation est toujours envisageable pour l'accusé.

Celia Cazales

Célia Cazale

Passée par Le Huffington Post, Var-Matin et La Dépêche du Midi, Célia Cazale, journaliste diplômée par la faculté de Droit et Sciences Politiques d’Aix-en-Provence, contribue à la rédaction du petitjournal.com
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