Édition internationale

Un nouvel horizon pour le Vietnam en haute mer

Le Traité sur la haute mer, entré en vigueur le 17 janvier 2026, constitue une étape majeure dans la gouvernance mondiale des océans et ouvre des perspectives inédites de coopération pour le Vietnam. Ce traité, fruit de négociations internationales, met en place le premier cadre juridique global consacré à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité marine dans les zones situées au-delà des juridictions nationales, c’est-à-dire des espaces qui couvrent plus de 60% des océans mondiaux.

Un nouvel horizon pour le Vietnam en haute merUn nouvel horizon pour le Vietnam en haute mer
Écrit par Lilas Corneloup
Publié le 29 janvier 2026

Un cadre juridique mondial et un engagement précoce 

En ratifiant cet accord dès le début de sa fenêtre de signature et en déposant son instrument de ratification le 9 juin 2025, le Vietnam s’est positionné comme l’un des premiers états parties à cet important traité, réaffirmant ainsi sa volonté d’être un acteur responsable de la protection des mers et des océans. Cette démarche traduit un engagement fort pour la conservation de la biodiversité marine et l’utilisation durable des ressources océaniques. 

Le traité instaure des mécanismes pour le partage équitable des bénéfices issus des ressources génétiques marines et favorise l’intégration des pays en développement dans des activités de recherche scientifique, de conservation des écosystèmes et d’exploitation durable des éléments biologiques marines. Il crée ainsi un espace de coopération qui peut profiter à des nations comme le Vietnam, dont les capacités scientifiques et technologiques sont en pleine expansion. 

 

Objectifs nationaux et coopération internationale

Pour Hanoï, l’entrée en vigueur de ce traité ne se limite pas à un geste symbolique : elle ouvre la voie à une coopération plus étroite avec d’autres pays et institutions internationales dans des domaines clés tels que l’accès à la recherche scientifique marine, le partage de données et de technologie de pointe ou encore la protection de l’environnement marin. En participant activement aux mécanismes du traité, incluant la création et la gestion d’aires marines protégées ou l’évaluation des impacts environnementaux des activités en haute mer, le Vietnam entend renforcer ses propres capacités nationales tout en contribuant aux efforts multilatéraux de gestion océanique. 

Cet engagement s’inscrit également dans le cadre plus large des orientations politiques du pays en matière de développement durable de son économie maritime, conformément aux stratégies nationales et à la résolution 36-NQ/TW (2018). En mobilisant les secteurs scientifique, entrepreneurial et institutionnel, le Vietnam cherche à transformer les opportunités offertes par ce traité en résultats concrets pour le développement durable de son économie bleue et pour la protection des océans à l’échelle mondiale. 

En somme, l’entrée en vigueur du Traité sur la haute mer marque non seulement une avancée juridique mondiale mais aussi un tournant stratégique pour le Vietnam, qui ambitionne de jouer un rôle significatif dans la conservation des écosystèmes marins et dans la coopération internationale pour un développement océanique durable.

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