Édition internationale

Festival de films pour l’environnement : dernier appel avant le 16 mai

Le Festival de films pour l’environnement (FFPE) lance la dernière ligne droite de son appel à films. La 22e édition se tiendra à Saint-Casimir, au Québec, du 5 au 9 août 2026. Les cinéastes, réalisateurs, producteurs et diffuseurs ont jusqu’au vendredi 16 mai 2026 avant minuit pour soumettre leurs œuvres. La sélection officielle sera dévoilée le mardi 9 juin 2026.

Appel films FFPEAppel films FFPE
Appel à films du 22e Festival de films pour l’environnement (FFPE) : les candidatures sont ouvertes jusqu’au 16 mai 2026 pour une édition qui se tiendra à Saint-Casimir du 5 au 9 août.

 

 

Un festival pionnier, loin des grands centres

À Saint-Casimir, petite municipalité à 50 minutes de la Ville de Québec, le cinéma environnemental n’est pas un prétexte. Depuis 2004, il est devenu un rendez-vous culturel, territorial et citoyen. Le FFPE revendique une place singulière : celle du premier festival francophone de films en environnement en Amérique.

Cette singularité tient autant à sa thématique qu’à son lieu. Le festival ne s’est pas construit dans un grand centre urbain, mais dans une région agricole et forestière, au contact direct des paysages, des usages, des tensions et des transformations que les films viennent souvent interroger.

Le résultat est un événement à part : un festival à taille humaine, mais à portée internationale, où l’environnement est abordé à travers le cinéma, les rencontres, les ateliers, la poésie, la musique et les échanges avec le public.

 

Un appel ouvert à toutes les formes de cinéma

L’appel à films s’adresse aux créateurs d’ici et d’ailleurs. Documentaire, fiction, docufiction, animation ou expérimental : toutes les formes sont admissibles. Les courts, moyens et longs métrages peuvent être soumis, à condition d’entretenir un lien avec l’environnement, l’humanisme, le développement durable, l’écologie ou les changements climatiques.

Le comité de sélection évaluera les œuvres selon l’originalité, la qualité du contenu, le traitement audiovisuel et la pertinence du sujet.

Cette ouverture est importante. Le FFPE ne cherche pas seulement des films militants ou démonstratifs. Il accueille des regards, des écritures, des récits capables de déplacer la conversation. L’environnement y est compris au sens large : la planète, bien sûr, mais aussi les comportements humains, les territoires, les modes de vie, les choix collectifs.

 

 

 

Une francophonie concrète, par l’image

Le FFPE porte aussi une dimension francophone forte. Durant notre conversation Léo Denis Carpentier, le fondateur du festival, rappelle que les films proposés doivent être en français, sous-titrés ou doublés en français. Pour un festival environnemental en Amérique du Nord, ce choix n’est pas anodin : il inscrit l’événement dans une circulation francophone des œuvres et des idées.

Cette dimension dépasse le Québec. Le festival a déjà noué des liens avec l’Acadie, l’Ontario, la France, la Belgique, la Suisse ou encore des partenaires issus d’autres espaces francophones. Il ne s’agit pas seulement de programmer des films, mais de faire circuler des récits environnementaux en français, dans des communautés qui partagent une langue sans toujours partager les mêmes réalités écologiques.

C’est sans doute l’une des forces du FFPE : faire dialoguer des territoires très différents autour d’une même question — comment habiter la planète autrement ?

 

 

Un festival humaniste, sans posture de tribunal

Dans son communiqué de presse, le FFPE insiste sur une formule qui dit beaucoup de son esprit : l’événement se veut « un lieu humaniste d’échanges dans le respect, la dignité et la courtoisie », dans un espace de liberté et de créativité, « sans condamner, ni juger, ni rejeter ».

Cette position est précieuse. À l’heure où les débats environnementaux peuvent devenir polarisés, le festival choisit le cinéma comme lieu de rencontre. Il ne renonce pas à l’engagement, mais refuse la simplification. Il ne cherche pas seulement à convaincre, mais à créer les conditions d’une discussion.

Léo le rappelle, c’est aussi ce qui distingue le FFPE d’un simple festival thématique. Il ne se limite pas à montrer des films sur l’environnement. Il organise, autour d’eux, une expérience collective où les publics peuvent rester, parler, questionner, parfois prolonger les projections par des activités ancrées dans le territoire.

 

Vue aérienne de St-Casimir
Vue aérienne de St-Casimir

 

Saint-Casimir, décor et acteur du festival

Le lieu compte. À Saint-Casimir, le festival ne s’installe pas dans un décor neutre. Il s’inscrit dans un village, dans une région, dans un quotidien. Les enjeux agricoles, forestiers, énergétiques ou de mobilité ne sont pas abstraits. Ils font partie du paysage.

Au fil des éditions, le festival a développé des activités complémentaires : ateliers de création, projections thématiques, rencontres, soirées de poésie engagée, activités liées à la nature, au patrimoine ou aux pratiques locales. Durant notre conversation, Léo Denis Carpentier évoque aussi les ateliers de cinéma avec les jeunes, dont certains réalisés avec des téléphones cellulaires, sous le nom évocateur de « cinéma dans ta poche ».

Cette approche donne au FFPE une couleur particulière. On ne vient pas seulement assister à des séances. On vient entrer dans un territoire qui, pendant cinq jours, se met à réfléchir avec le cinéma.

 

Une visibilité utile pour les films

Pour les cinéastes, l’enjeu est aussi très concret. Dans un contexte où de nombreux films environnementaux peinent à trouver des espaces de diffusion, le FFPE offre une vitrine supplémentaire, notamment à des œuvres indépendantes ou moins visibles.

Le festival permet à ces films de rencontrer un public, mais aussi de s’inscrire dans une programmation pensée, contextualisée, discutée. La sélection officielle, annoncée le 9 juin 2026, constituera donc une étape importante pour les œuvres retenues.

 

Formulaire d'inscription et règlements 

 

Les dates à retenir
Les films doivent être soumis au comité de sélection au plus tard le vendredi 16 mai 2026 avant minuit.
La sélection officielle sera rendue publique le mardi 9 juin 2026.
La 22e édition du Festival de films pour l’environnement se tiendra à Saint-Casimir du 5 au 9 août 2026.

 

Filmer l’environnement, mais pour qui ?

En 2026, parler d’environnement n’a plus rien d’original en soi. Ce qui compte désormais, c’est la manière de le faire entendre.

Le FFPE apporte ici une réponse singulière : partir d’un village, parler en français, ouvrir les formes, accueillir les nuances, faire dialoguer les films avec celles et ceux qui vivent les territoires.

Reste une question, essentielle : un film peut-il encore changer notre regard sur la planète ? À Saint-Casimir, du 5 au 9 août 2026, le FFPE continue de parier que oui.

 

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