Woman and Child : un puissant film iranien à voir absolument, et on vous explique pourquoi…
Où que vous soyez dans le monde, la rédaction vous recommande vivement d’aller voir Woman and Child, un film bouleversant (le mot est faible) centré sur Mahnaz, une infirmière quarantenaire qui élève seule ses deux enfants, Neda et Aliyar. Alors qu’elle s’apprête à épouser son compagnon Hamid, son fils Aliyar est renvoyé de l’école. Un accident tragique vient alors tout faire basculer…


Dans le tumulte trop silencieux de la répression en Iran, les œuvres cinématographiques iraniennes trouvent naturellement leur place. Quelle que soit l’histoire racontée ou les acteurs à l’écran, elles rappellent combien ce pays opprimé regorge de talents, de sensibilité et d’émotions.
Où que vous soyez dans le monde, la rédaction vous recommande vivement d’aller voir Woman and Child, un film bouleversant - le mot est faible - centré sur Mahnaz, une infirmière quarantenaire qui élève seule ses deux enfants, Neda et Aliyar. Alors qu’elle s’apprête à épouser son compagnon Hamid, son fils Aliyar est renvoyé de l’école. Un accident tragique vient alors tout faire basculer…
Jeux puissants de sentiments et de regards
Le film du réalisateur iranien Saeed Roustaee est une ode au lien maternel et à tout ce qu’il implique. Mahnaz se bat chaque jour pour le bonheur et la réussite de ses enfants. À la suite d’un événement terrible, elle traverse une multitude d’émotions, de la tristesse à la colère, jusqu’à la haine. Pour réapprendre à aimer les autres (et la vie tout court), Mahnaz a besoin de temps, que la société ne lui accorde pas toujours. L’actrice Parinaz Izadyar, qui incarne Mahnaz, est si impressionnante qu’elle intimide le spectateur autant qu’elle le fascine. Son interprétation, d’une justesse et d’une intensité rares, marque durablement.
Saeed Roustaee s’était déjà illustré avec Life and a Day (2016), qui a remporté les neuf principaux prix du Festival international du film de Fajr à Téhéran (le plus important festival iranien) ainsi que les récompenses majeures de l’Annual Iranian Film Awards et de l’Annual Iranian Film Critics Award, sans oublier de nombreux prix internationaux. Son deuxième film très remarqué, La loi de Téhéran (2019), a été sélectionné au Festival de Venise et a remporté le Grand Prix et le Prix de la critique du Festival international du film policier Reims Polar. Il a également été nommé au César du Meilleur film étranger. Son dernier long métrage, Leïla et ses frères (2022), présenté en compétition au Festival de Cannes, y a remporté le prix FIPRESCI. Interdit en Iran, le film lui a valu une peine de six mois de prison et cinq ans d’interdiction de tournage pour "propagande contre le régime", une peine depuis suspendue.

Ce qui nous a particulièrement marqués, ce sont les regards. Le film en est traversé : ces regards capables de transmettre des émotions puissantes lorsqu’il n’y a plus rien à dire. Plusieurs scènes déterminantes reposent sur ces instants suspendus, où aucun mot n’est nécessaire. “Parce que j’écris beaucoup de dialogues, j’ai besoin de créer des respirations, notamment à travers le jeu de regards, souvent en fin de séquence. Le film devait d’abord s’appeler Les Regards. L’une des principales manifestations de l’humanité, c’est l’échange de regards”, confie le réalisateur dans le dossier de presse fourni à la rédaction.
Bref, on ne vous en dira pas davantage, si ce n’est d’aller absolument découvrir ce long métrage, en salles à partir du 25 février 2026…
Un film de Saeed Roustaee / Scénario de Saeed Roustaee / Production – IRIS FILM / GOODFELLAS / Ventes Internationales – GOODFELLAS / Distribution France – DIAPHANA
Informations pratiques25févr.31déc.
Du 25 févr. à 10:00
Jusqu'au 31 déc. à 18:00
Adresse
Paris
Paris
Horaires
Le Film est disponible au cinéma, du 25 février 2026 au 31 décembre 2026 et les séances dépendent des créneaux.






