Face aux nombreuses questions liées à l'hantavirus, la mise en quarantaine renforcée d'une vingtaine de cas contacts en France et les éventuels risques de transmission, le ministère de la Santé et des experts prennent la parole mardi après-midi.


Face aux nombreuses questions liées à l'hantavirus, la mise en quarantaine renforcée d'une vingtaine de cas contacts en France et les éventuels risques de transmission, le ministère de la Santé et des experts prennent la parole mardi après-midi.
Le retour dimanche de la première Française contaminée par l'hantavirus, hospitalisée en réanimation, et de quatre autres croisiéristes, tous mis à l'isolement dans un hôpital parisien, comme la gestion des 22 cas contacts identifiés nourrissent de nombreuses interrogations dans une société traumatisée par le souvenir du Covid.
Y a-t-il un risque d'épidémie? Comment sont gérés les cas contacts? À quel moment la contagion est-elle la plus importante? La ministre de la santé tient une conférence de presse à partir de 16h45 au ministère de la Santé pour répondre à ces questions.
En début d'après-midi, pressée de questions par les députés lors des questions au gouvernement, Mme Rist a promis "la transparence", précisant que les Français cas contact étaient "hospitalisés" ou "en cours" d'hospitalisation.
Elle a également annoncé une réunion avec les représentants des soignants mercredi matin, et promis qu'elle ferait un point de la situation dans la foulée avec les députés de la commission des Affaires sociales.

Pour la conférence de presse de mardi, Mme Rist est accompagnée notamment de la directrice de Santé publique France, Caroline Semaille ainsi que de Jean-François Delfraissy, président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE).
Côté médecins, plusieurs grands responsables de l'infectiologie et de la virologie française seront à ses côtés: Yazdan Yazdanpanah, infectiologue à l'hôpital Bichat Claude-Bernard, Olivier Schwartz, virologue à l'institut Pasteur, Antoine Flahault, épidémiologiste, Xavier Lescure, infectiologue et responsable médical du réseau des hôpitaux de référence pour les risques épidémique et bactériologique.

Pour l'instant, les scientifiques écartent les comparaisons avec la Covid. Avec l'hantavirus, "on n'est pas du tout dans le même contexte qu'avec le Covid", a souligné l'infectiologue Karine Lacombe, cheffe du service des maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Antoine AP-HP.
C'est "un virus qu'on connaît bien, et cette souche Andes (...) localisée dans des zones particulières d'Amérique du Sud existe là-bas depuis très longtemps. Ça a toujours été des petites épidémies", a-t-elle rappelé sur RTL.
"Avec les moyens de protection en place, on ne devrait pas avoir d'épidémie d'ampleur" dans le monde, a-t-elle temporisé.

En revanche, "le degré d'inquiétude assez élevé est pour les patients contacts et surtout pour les personnes qui déclarent des symptômes, parce que c'est une maladie avec une létalité importante".
Pour la souche Andes, le taux de létalité -proportion de personnes susceptibles de décéder parmi celles infectées- est estimé entre 35 et 50%.
- Coopération européenne -
Le gouvernement répète qu'"il faut briser la chaîne de contamination" et mardi matin, Sébastien Lecornu a demandé "une cooordination plus étroite" des protocoles sanitaires dans les pays de l'Union européenne.
"J'ai demandé aux ministres de renforcer immédiatement la coopération avec les Etats voisins et de pousser à une coordination plus étroite des protocoles sanitaires mis en place au sein de l'Union européenne et de l'espace Schengen", a écrit le Premier ministre sur X. Stéphanie Rist "a déjà échangé avec plusieurs pays européens" dans ce sens, a-t-il ajouté.
Vingt-deux Français ont été identifiés à ce jour comme cas contact: huit parmi les passagers du vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesbourg, où se trouvait également la victime néerlandaise de l'hantavirus.
Quatorze se trouvaient à bord d'un vol Johannesbourg-Amsterdam du même jour, sur lequel la victime néerlandaise depuis décédée, était brièvement montée avant d'être débarquée avant le départ, en raison de son état.
Les autorités ont donné très peu d'informations sur ces 14 personnes: Où se trouvent-elles et quel est leur âge? Ont-elles toutes rejoint un hôpital? Combien de temps devrait durer leur isolement?
De leur côté, les cinq Français passagers du navire de croisière MV Hondius où s'est déclaré le foyer d'hantavirus ont été placés à l'isolement "strict" à l'hôpital Bichat, à Paris.
Parmi les cinq, une femme a été testée positive à l'hantavirus et est "en réanimation dans un état stable", a indiqué lundi après-midi Sébastien Lecornu.
Un cas contact identifié à Concarneau (Finistère) a été transféré mardi matin au CHU de Rennes, a indiqué à l'AFP le maire de la ville.

























