Jeudi, à la fin du match perdu par le PSG à domicile contre le club israélien d'Hapoël, la soirée a tourné à la tragédie. Suite à une altercation entre supporters, un policier a sorti son armé et tué Julien, 25 ans. La Justice estime qu'il s'agit d'un cas de légitime défense. Les supporters parlent de bavure
Des supporters parisiens ont organisé une marche silencieuse, hier à Nantes, où leur équipe avait rendez-vous pour un match de L1 (Photo : AFP)
Les supporters du Paris-Saint-Germain sont réputés pour faire partie des plus radicaux de l'Hexagone. Ils viennent, une nouvelle fois, de faire parler d'eux. Jeudi soir, le fanatisme chez les supporters du club de la capitale, a entraîné une véritable tragédie. A la sortie du match de coupe de l'UEFA, piteusement perdu (2-4) par le PSG, au Parc des Princes, contre l'équipe israélienne Hapoël Tel Aviv, tous les supporters parisiens sont très déçus. Certains sont carrément fous de colère.
Des fanas du PSG repèrent Yanniv Hazout, un jeune Français juif, venu soutenir l'équipe israélienne. Celui-ci se retrouve alors poursuivi par une centaine de hooligans parisiens qui profèrent des insultes à caractère racial et antisémite. Antoine Granomort, policier en civil, d'origine antillaise, assiste à la scène et décide de s'interposer. Face à la violence des supporters de la capitale, il sort son arme, tire et s'est le drame. Julien Quemener, 25 ans, qui appartient au club des Boulogne Boys, est tué, touché au c?ur. Un autre supporter, Mounir Bouchaer, 26 ans, est blessé au poumon;il est rapidement hospitalisé et ses jours ne sont pas en danger.
Le policier pas inquiété
Antoine Granomort a fait l'objet d'une garde à vue, pendant un jour et demi, jusqu'à samedi, à l'IGS (Inspection générale des services, la "police des polices"). Les magistrats estiment qu'il a agi en légitime défense. Le policier de devrait donc a priori pas être mis en examen et sera témoin assisté dans le cadre de l'information judiciaire pour "coups volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner et violences avec armes"qui a été ouverte. De plus, la justice mène aussi l'enquête sur l'agression dont ont été victimes Yanniv Hazout et Antoine Granomort, ainsi que sur l'ensemble des violences observées à la sortie du stade.
Une bavure d'après les supporters
Par ailleurs, le ministère de l'Intérieur s'est emparée du dossier. Samedi, Nicolas Sarkozy a convoqué Alain Cayzac, le président du PSG, Frédéric Thiriez, le président de la Ligue, ainsi que des représentants d'associations de supporters du club, dont les fameux Boulogne Boys.
Le ministre de l'Intérieur a affirmé : "Nous préférons voir des tribunes vides que remplies avec des gens indésirables". Il a ensuite présenté différentes mesures destinées à éloigner les violences des stades, en tenant à l'écart les supporters les plus agités.
Mais d'après les supporters, la faute est du côté du policier, qu'ils accusent d'avoir sorti son arme à la légère, voire de bavure. Hier, à Nantes, où leur épique avait rendez-vous pour un match de L1, environ 300 fans du PSG ont organisé une marche silencieuse dernière une bannière : "Pouvoir assassin, Vérité pour Julien".
Camille VAYSSETTES. (www.lepetitjournal.com) 27 novembre 2006




































