Édition internationale

EXPO - Coup de coeur pour Pamphyle, peintre de la matière et du souvenir

C'est dans une petite galerie de Soho que nous avons découvert les toiles de Pamphyle, jeune peintre abstrait de 65 ans qui commence seulement à connaître les prémices d'un succès amplement mérité

Photos : Bruno Martinier

Thomas Zimmermann, responsable de Daum et Lalique pour la région Asie, a progressivement évolué d'une passion pour l'art contemporain à des velléités de collectionneur et de découvreur de talent. Il nous transmet son enthousiasme pour Pamplyle, un peintre, rencontré presque par hasard il y a quatre ans, et nous raconte le parcours et le profil atypiques de cet artiste présent aujourd'hui grâce à lui à Hong Kong.

Autodidacte et sculpteur de formation, Pamphyle rencontre le succès avec sa peinture à près de 60 ans
Autodidacte, né en 1945 d'une famille très simple, Pamphyle commence tout jeune à manier le fer et fait de l'art, des sculptures, sans même le savoir. C'est une assistante sociale qui repère son talent vers l'âge de 15 ans et qui le pousse à se diriger vers cette voie. Solitaire, prêt à passer des heures dans son atelier, ce père de famille voyage de nombreuses années pour revenir s'installer près de sa ville de naissance, dans la banlieue lyonnaise. Sculpteur de formation, c'est un de ses galeristes qui lui propose d'exposer ses toiles alors qu'il  décide de s'exprimer via ce nouveau support il y a moins de 10 ans. Timide dans ce domaine, car ne disposant que d'une formation à la peinture classique, ses tableaux abstraits, au procédé et au rendu très particuliers, se vendent immédiatement avec un succès étonnant.

Un artiste atypique dans son procédé de création
Sa peinture très sensorielle est l'héritage de son enfance. Il dit ne peindre que ce qu'il voit, ses mémoires, ses souvenirs, des flashs qui l'habitent soudain. Sa méthode : à base de peinture à l'huile et de pigments purs, il ne peint qu'une toile à la fois et ne trouve l'inspiration qu'après avoir entamé sa toile. Après une première couche terre d'ocre, il réalise encore 8 à 10 couches successives, utilisant des outils originaux, parfois qu'il a lui-même créés - une pointe en acier pour écrire des mots abstraits, une spatule pour peindre, une passoire pour projeter ses pigments de couleur.

Le résultat, vous pourrez en admirer un petit aperçu dans la Gallerie Damina jusqu'au 11 décembre, où de nombreuses toiles ont déjà trouvé acquéreurs. Mais Thomas ne compte pas s'arrêter là avec son nouveau protégé, il aimerait l'emmener l'année prochaine à Queenstown en Nouvelle Zélande, où l'environnement et l'architecture très moderne de la ville se marieraient parfaitement avec le travail de l'artiste.

Eric Ollivier (www.lepetitjournal.com/hongkong.html) jeudi 2 décembre 2010

Jusqu'au 11 décembre, Damina Gallery, 65A Peel Street, 2-F Soho Central
Plus d'infos sur Pamphyle : http://www.pamphyle.com

Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.