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Quelle assurance santé choisir pour les États-Unis ? Un expert vous conseille

Vous êtes à la recherche d’une assurance santé adaptée à vos besoins dans le cadre d’une expatriation aux USA ? Vous vous interrogez sur les particularités du système de santé américain, les clés à connaître et les erreurs à éviter ? Pour vous éclairer dans votre choix, nous avons demandé conseil à Philip Namiech, Directeur général de WellAway, une compagnie d’assurance internationale qui propose, depuis plus de 10 ans, des solutions de santé personnalisées aux expatriés dans plus de 180 pays à travers le monde.

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Écrit par Article Partenaire
Publié le 16 mars 2026

Lepetitjournal.com - Quelles sont les spécificités du système de santé américain qui surprennent le plus les Français expatriés à leur arrivée sur place ?

Philip Namiech, Directeur général de WellAway - Ce qui surprend le plus les Français, c’est quand ils comprennent qu’avoir souscrit une assurance santé ne leur garantit pas automatiquement l’accès aux soins.

 

Philip WellAway

 

En France, la Sécurité sociale complétée par une mutuelle crée un cadre qui fonctionne en arrière-plan. On consulte sans réellement se demander comment les mécanismes s’articulent entre eux. Aux États-Unis, l’assurance repose sur une structure contractuelle précise. Le réseau de médecins, la franchise, la quote-part et les plafonds déterminent concrètement les conditions d’accès aux soins.

 

« Je me souviens très bien d’un de mes premiers rendez-vous médicaux aux États-Unis. À la réception, on m’a expliqué que mon assurance était “out of network” et qu’il faudrait avancer les frais. Ce qui m’a le plus surpris n’était pas tant le montant que la logique du système. J’étais assuré, mais cela ne suffisait pas. À ce moment-là, j’ai compris qu’aux États-Unis, l’assurance doit être intégrée au réseau du prestataire pour fonctionner pleinement. »

 

Autre différence marquante : la dimension financière intervient très tôt dans le parcours de soins. L’assurance est vérifiée, le réseau confirmé, et le reste à charge estimé avant la consultation. Cela peut dérouter lorsqu’on vient d’un système plus mutualisé, mais il s’agit surtout d’une organisation différente, où le partage du risque est explicite.

 

Pourquoi le système de santé américain est-il si coûteux et imprévisible ? Avez-vous quelques exemples de coûts ?

Nous expliquons souvent à nos assurés que le système américain n’est pas réellement imprévisible. Il est en réalité très transparent dans la manière dont les coûts sont répartis entre l’assureur et le patient.

 

En termes de coûts, le contraste avec la France est fort. Dans l'Hexagone, la cotisation est liée au revenu et intégrée à la vie professionnelle. Elle est peu visible au quotidien. Aux États-Unis, la prime mensuelle n’est qu’un point de départ. Vient ensuite la franchise, qui peut aller de 1 000 à 10 000 dollars, parfois davantage. Tant que ce seuil n’est pas atteint, l’assuré participe directement aux dépenses. Le coût n’est donc pas aléatoire et il est plus apparent qu’en France.

 

Pour donner des ordres de grandeur des coûts de différentes prestations de santé aux USA :
 

- Consultation chez un généraliste : 150 à 300 dollars sans assurance

- Consultation chez un spécialiste : 250 à 500 dollars

- IRM : 1 500 à 3 500 dollars

- Urgences : 2 000 à 10 000 dollars

- Hospitalisation d’une nuit : 15 000 dollars ou plus


Je me souviens d’un cas où un assuré français basé à Los Angeles nous avait contactés après une hospitalisation. L’intervention s’était bien déroulée, mais la facture initiale affichait 40 000 dollars. Même lorsque l’assurance prend en charge l’essentiel, voir ce type de montant crée un certain choc. L’effet est autant psychologique que financier. Une fois que l’on comprend la mécanique, le système devient lisible. Ce qui le rend imprévisible, c’est d’y appliquer des réflexes français.

 

Quelles sont les erreurs les plus fréquentes commises par les expatriés français au moment de choisir leur assurance santé aux
USA ?

La première erreur consiste à garder une simple assurance voyage en pensant que cela suffira. Au début, tout semble fonctionner. Face à une urgence, on est remboursé et on se sent protégé. Puis survient un problème nécessitant un suivi, plusieurs consultations et des examens répétés, et l’assurance voyage montre ses limites.

 

« L'assurance voyage est en effet conçue pour gérer les imprévus ponctuels, pas pour accompagner une installation sur la durée. »
 

La deuxième erreur est de choisir son assurance santé uniquement en fonction de la prime mensuelle. Une prime attractive peut en effet cacher une franchise élevée ou une structure de partage des coûts peu favorable. Lorsque des soins sont nécessaires rapidement, les premiers mois peuvent devenir financièrement lourds. Ce qui semblait économique au départ peut finalement coûter plus cher.
 

La troisième erreur concerne les réseaux. Aux États-Unis, une assurance doit être intégrée aux réseaux locaux pour fonctionner de manière fluide. Sans cette intégration, certains cabinets médicaux demandent des avances importantes ou refusent la prise en charge directe. Sur le papier, la couverture existe mais dans la pratique, l’expérience peut s’accompagner d’une charge administrative lourde et frustrante.

 

Ces erreurs ne sont pas liées à un manque de prudence. Elles découlent d’un changement de système qui est souvent sous-estimé.

 

Quelles sont les questions clés à se poser pour bien choisir son assurance santé pour les États-Unis ?

La première question n’est pas « Combien ça coûte par mois ? » mais « Quel est mon risque financier sur une année ? ».

La franchise indique le montant que vous devrez payer avant le partage des coûts. Le plafond annuel représente votre exposition maximale. C’est en combinant ce plafond potentiel avec la prime annuelle que l’on obtient une vision réaliste de son engagement financier.


Il est également essentiel de comprendre le type de réseau proposé. Un plan HMO (Health Maintenance Organization) est généralement moins cher, mais impose un médecin référent et limite fortement les consultations hors réseau. Un plan PPO (Preferred Provider Organization) offre davantage de flexibilité, permet souvent de consulter des spécialistes sans passer systématiquement par un médecin référent, et couvre mieux les soins hors réseau. Cette liberté a un coût légèrement supérieur, mais elle apporte une vraie tranquillité d’esprit.


Autrement dit, la prime reflète aussi le niveau de liberté dont vous disposez dans l’accès aux soins. L’État de résidence compte également. Le fonctionnement en Californie, au Texas ou en Floride diffère en matière de réseaux et de facturation.

 

Je conseille toujours d’imaginer un scénario concret : si plusieurs consultations spécialisées sont nécessaires dans les six premiers mois, est-ce que je serai à l’aise avec cette structure sur le plan financier et administratif ? Si la réponse n’est pas un « oui » franc, alors le choix mérite sans doute d’être revu.

 

Comment faire son choix entre une assurance au 1er euro et une assurance complémentaire à la CFE ?

C’est un vrai choix stratégique, et il n’y a pas une réponse unique valable pour tout le monde.
 

L’assurance au premier euro fonctionne de manière autonome aux États-Unis. Elle prend en charge les soins directement, sans passer par un remboursement préalable de la CFE (Caisse des Français de l’Étranger). Pour une expatriation longue ou pour une installation complète aux États-Unis, elle est souvent plus fluide et plus adaptée au fonctionnement local, notamment en matière de réseaux médicaux et de gestion administrative.
 

La complémentaire à la CFE permet, de son côté, de conserver un lien avec le système français. Elle peut rassurer ceux qui envisagent un retour en France ou qui souhaitent maintenir une continuité dans leurs droits. Pour certaines familles, cet aspect psychologique est important, surtout lorsqu’il s’agit d’une expatriation temporaire.
 

La vraie question à se poser est donc la suivante : combien de temps vais-je rester aux États-Unis et où se situe mon centre de vie ? Si l’expatriation est de courte durée ou si un retour est déjà programmé, la CFE peut avoir du sens. En revanche, si l’installation est longue et que la vie quotidienne s’organise pleinement aux États-Unis, l’intégration locale devient alors déterminante.
 

Chez WellAway, nous avons fait le choix de proposer les deux options aux expatriés français. Notre rôle n’est pas d’imposer un modèle, mais d’aider chacun à structurer sa couverture en fonction de sa situation personnelle, familiale et professionnelle. L’important n’est pas le type de contrat en soi, mais sa cohérence avec le projet d’expatriation.

 

Quelles sont les solutions proposées par WellAway et comment choisir l’offre la mieux adaptée à sa situation ?

 

Chez WellAway, nous structurons notre offre autour de deux grandes approches : les plans conformes à l’ACA (Affordable Care Act) et les plans non-ACA, chacun répondant à des profils et à des projets d’expatriation différents.

 

Nos plans conformes à l’ACA (New Horizon & New American) s’intègrent pleinement au système américain. Ils couvrent les soins essentiels, n’excluent pas les conditions préexistantes et incluent un plafond annuel de dépenses personnelles. Concrètement, cela signifie que l’exposition financière maximale est connue à l’avance. Pour une installation durable aux États-Unis, ce cadre apporte stabilité et visibilité. Nous proposons également un plan ACA (LVE) en partenariat avec la CFE pour ses membres expatriés aux États-Unis. Cette solution permet d’associer une couverture conforme au système américain à la continuité du lien français, via un guichet unique qui simplifie les démarches et la gestion quotidienne. Pour de nombreux expatriés, cela représente un réel confort administratif et une sécurité supplémentaire.

 

Nos plans non-ACA (World & Expat) peuvent convenir à des situations plus spécifiques, notamment pour des expatriations plus courtes ou des profils en bonne santé recherchant une structure différente. Ils proposent généralement des primes plus attractives, mais leur fonctionnement doit être parfaitement compris avant toute décision.

 

« Le véritable enjeu n’est pas de choisir le plan le moins cher, mais d’aligner sa couverture avec son projet de vie. Durée du séjour, situation familiale, mobilité internationale, niveau de risque accepté : ce sont ces paramètres qui doivent guider le choix. »

 

Notre rôle est d’apporter cette lecture. Nous aidons nos assurés à comprendre non seulement ce que couvre un contrat, mais surtout comment il fonctionnera concrètement dans leur quotidien. Ce que recherchent les expatriés, au fond, ce n’est pas une promesse de coûts faibles, mais la certitude de savoir comment leur assurance répondra le jour où ils en auront réellement besoin. L’expatriation est déjà un changement important et la santé ne devrait pas en être une source d'incertitudes. Un échange avec un conseiller WellAway permet justement d’aborder ces choix avec clarté et méthode.

 

Pourquoi choisir WellAway en tant qu’expatrié français aux
États-Unis ?

Si je devais résumer en une phrase, je dirais que WellAway ne se contente pas de proposer une assurance santé, mais que nous aidons les expatriés à naviguer dans un système qui leur est étranger.

 

Ce que beaucoup découvrent en arrivant, c’est que la difficulté n’est pas uniquement liée au niveau des coûts, mais aussi à la structure du système : les réseaux médicaux, la franchise, l’intégration administrative… Une assurance qui ne s’intègre pas réellement aux mécanismes américains peut rapidement transformer une simple consultation en source de stress.

 

Nos assurés ont accès aux réseaux PPO de UnitedHealthcare, ce qui leur ouvre un large choix de médecins et d’hôpitaux reconnus à travers le pays. Ils bénéficient également d’un accès à plus de 70 000 pharmacies aux États-Unis, ce qui facilite concrètement la gestion des prescriptions au quotidien. Cette intégration locale est essentielle pour garantir un accès fluide aux soins.

 

En parallèle, nos plans incluent une couverture mondiale, afin que nos assurés restent protégés où qu’ils se trouvent, aux États-Unis comme ailleurs. Pour un expatrié dont la vie s’organise souvent entre plusieurs pays, cette dimension internationale est une vraie sécurité.

 

Mais au-delà des garanties, il y a l’accompagnement. La gestion et le service sont assurés depuis les États-Unis par une équipe expérimentée, qui connaît en profondeur le système américain et qui comprend les attentes spécifiques des expatriés français. Nous ne faisons pas que gérer des contrats ; nous accompagnons des parcours de vie.

En tant qu’expatrié moi-même, je sais que l’inquiétude principale n’est pas toujours le coût, mais l’incertitude. Est-ce que je serai bien pris en charge ? Est-ce que j’ai choisi la bonne structure ? Est-ce que je comprends réellement ce que j’ai signé ?...
 

La bonne assurance aux États-Unis ne fait pas disparaître les coûts, mais elle rend le système lisible. Et en tant qu’expatrié, disposer d’une telle lisibilité est souvent le plus grand gage de sécurité.

 

Envie d’en savoir plus ?

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ou

Prenez rendez-vous avec un conseiller.

 

Publié le 16 mars 2026, mis à jour le 16 mars 2026