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Étudier à l'étranger : coût, avantages et mal du pays !

Par Selma Djebbar | Publié le 11/09/2019 à 18:00 | Mis à jour le 11/09/2019 à 18:00
Etudier à l'étranger

Entre 2011 et 2016, le nombre d'étudiants français à l 'étranger a augmenté de 50%. Ainsi, 900.000 jeunes s'expatrient pour étudier en dehors de leur pays d'origine. Dans le monde, ce sont 5 millions d'étudiants qui choisissent d'effectuer une partie de leurs études à l'étranger.

Il s'agit là d'une étude, réalisée par HSBC en coopération avec Edelman Intelligence, fondée sur les réponses en ligne de 897 jeunes âgés de 17 à 29 ans qui sont actuellement étudiants ou l'ont été durant les 5 dernières années. Ils étudient dans onze pays : Allemagne, Australie, Chine, États-Unis, France, Hong-Kong, Inde, Malaisie, Singapour, Taiwan et Royaume-Uni.

Étudier à l'étranger : une nécessité ?

Si l'attrait de l'étranger joue un rôle important, un grand nombre d'écoles et d'universités en ont fait un prérequis à l'obtention d'un diplôme, notamment au sein des écoles de commerce et d'ingénieur ou dans l'informatique et le droit.

Cette étude nous renseigne sur l'état d'esprit de ces étudiants, leurs motivations et les difficultés qu'ils peuvent rencontrer au quotidien. Ainsi, 71% des étudiants internationaux reconnaissent qu'il est difficile de vivre dans un pays étranger , 92% d'entre eux éprouvent le mal du pays et 51% d'entre eux souffrent de ne pas entendre leur langue maternelle. 

Un tiers des étudiants internationaux sont stressés par la gestion de leurs finances personnelles. Parmi eux, une grande partie déclare avoir mal anticipé le coût de la vie sur place avant de partir.

Cela dit, malgré ces difficultés, l'intégralité des sondés reconnaît qu'une expérience académique à l'étranger est un vrai plus, tant sur le plan professionnel que personnel.

Combien ça coûte ?

Selon l'étude, une année d'étude à l'étranger coûte près de 20,000 dollars. Les frais de scolarité, le remboursement des emprunts et les frais de logement sont les principales dépenses des étudiants internationaux.

Soit 3332 dollars pour les frais de scolarité, 3073 dollars pour les emprunts et 2956 dollars pour se loger, en plus des voyages ! Compter 1358 dollars pour rentrer au pays et 1239 dollars pour explorer le pays d'accueil. Pour 8 étudiants sur 10 (79%) , le coût des études est un facteur de stress.

Mal du pays et impact sur les résultats scolaires

92% des étudiants à l'étranger ressentent le mal du pays ! Et pour cause, pour une grande partie des étudiants, l'intégration dans le pays d'accueil reste une étape délicate. Il faut prendre ses repères et s'adapter à une toute nouvelle dynamique. Ainsi, pour 71% des étudiants internationaux, il n'est pas évident de vivre dans un nouveau pays. 37% estiment que la barrière linguistique est une difficulté majeure.

La majorité des étudiants (66%) s'accorde à dire que malgré leur bonne volonté, s'adapter à une nouvelle culture exige un effort important. 33% d'entre eux témoignent d'un soutien insuffisant des établissements sur place, ce qui contribue au sentiment d'isolement.

Ainsi, seuls 8% des étudiants internationaux déclarent ne jamais avoir ressenti « le mal du pays ». De plus, deux étudiants sur cinq (43%) éprouvent un sentiment de nostalgie et connaissent le spleen une fois par semaine.

Pour 30% d'entre eux, le mal du pays rend leur vie sociale sur place plus difficile. Ils ont du mal à se faire des amis locaux. Cela impacte négativement leurs performances universitaires. Ils sont un quart à déclarer que le mal du pays les rend moins attentifs en cours, et que ça n'est pas sans conséquences sur leurs résultats aux examens.

Bénéfices d'une année d'étude à l'étranger

Sans surprise, 99% des étudiants à l'étranger affirment que c'est une expérience enrichissante qui leur servira tout au long de leur vie. Ils sont 85% à se sentir plus ouverts socialement et culturellement depuis qu'ils vivent à l'étranger. Ils sont nombreux à déclarer que l'expatriation est un moyen de s'émanciper et de gagner en assurance. Pour 84% d'entre eux, vivre à l'étranger rend plus fort.

 

 
Selma Djebbar Journaliste

Selma Djebbar

Traductrice de formation, diplomate spécialisée dans les pays d'Europe du Sud et aujourd'hui stagiaire en Journalisme - ESJ Paris -
1 Commentaire (s)Réagir
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Kriss ven 13/09/2019 - 13:21

L’ imbécillité notoire de tels « clichés » puérils qui n’enthousiasment que les technocrates bobos d’Eramus est de croire ajouter une grande valeur ajoutée pratique à la connaissance théorique de jeunes diplômés en les balançant stupidement n’importe comment, n’importe où à l’étranger ! Mondialisation oblige, comme si à « l’étranger » tout était identique ! Stupide car en baragouinant le plus souvent en « anglais business » sans évidement connaitre ni la langue du pays, moins encore évidemment la culture du pays et bien moins encore l’Histoire vécue du pays dans l’Histoire générale de son Continent et ainsi un pays spécifique dans l’Histoire du monde n’en parlons même pas ! On veut qu’en quelques mois des pingouins comprennent l’ Amazonie en attendant que l’Amazone gèle ! Ainsi en ce monde fait de fanfreluches médiatico-intellos, de visuels fictifs de technocrates vient ce fictif bien pensant généralisé qui nous emmerde aujourd’hui ! Certains considèrent que l’apparence suffit à l’intellect, que la soutane fait le moine et qu’a la dure ou à la « bure » c’est kifkif et ainsi marcher les pieds nus dans des sandales en plein hiver dans n’importe quelle neige cela formera l’esprit sur le terrain de la vie qui fera comprendre Dostoïevski ou Poutine. De cette manière on ne fait qu’exporter de petits ignares locaux pour en faire des grands imbéciles internationaux ! N’est-ce, ce que nous voyons partout! Des innocents en culottes courtes parlant un anglais idiot sans aucune culture préalable profonde du pays d’accueil, s’immergent dans un environnement qui ne peut les comprendre car incompris lui-même, fait alors qu’il doutera qu’on le comprenne un jour! On ne fabrique donc plus mêmes des xénophobes par nature dans un sens mais des doubles xénophobes, l’un visiteur ne comprenant jamais l’autre et l’autre accueillant de même ne comprenant pas qu’on vienne chez lui pour ne pas le comprendre! Voilà ce que l’on voit partout à l’étranger et les Français en première ligne, les occidentaux en général et pire du pire explose au grand jour aujourd’hui et qu’on ne comprend toujours pas …plus même les occidentaux, plus même les nationalités, mais les blancs, tous les blancs ! Pourquoi ? 3 raisons : ---La première est ce principe actuel de ne jamais vouloir voir les causes profondes car elles nous montrent notre rupture abyssinale avec la raison ! Nos ordinateurs nos téléphones etc…d’accord mais cette haute technologie marche à la …bougie intellectuelle! ---La seconde est ce refus de voir des différences naturelles entre les humains qui ne sont pas forme de xénophobie négative « bête et méchante » en sens discrétionnaire mais xénophobie positive « chance de se comparer » pour équilibre de l’un et de l’autre ! Craindre irraisonnée de l’inconnu, crainte de l’autre inconnu est-ce si grave pourquoi tant de discours sur du humainement normal ? Pas de quoi fouetter un chat entre nature chien et chat ! ---La troisième est que, si avant d’aller dans un quelconque pays étranger, on n’est pas instruit auparavant de la culture qu'on va rencontrer , de son Histoire parmi les autres, de sa philosophie profonde, de mœurs communes de Peuple voire de considérations régionales et même de vie personnelle ! Aller physiquement à l’étranger en « vacances intellectuelles» ira à l’inverse de l’objectif prévu ! Or les grandes valeurs actuelles dites diplômées dites intellectuelles sont essentiellement basées aujourd’hui sur « Calculer et négocier » et non « Philosopher et comprendre » Le partage intellectuel ne se fait pas par un déplacement physique en chantant dans la nuit, mais un déplacement philosophique éclairé tout azimuts sans même devoir bouger ! Or Eramus fait des têtes bien pleines qui s’agitent sans comprendre ou pire en croyant qu’elles comprendront sur place en un bref séjour! Or si "pleines" elles ne sont fondamentalement pas éduquées formatées pour comprendre les humaines "Humanités" de nos élites, les vraies, celles des "Lumières" de notre passé européen aujourd'hui occulté, elles ne comprendront jamais rien! Le monde à besoin de têtes bien faites qui réfléchissent avant de bouger pour espérer ensuite comprendre et pas l'inverse! Voilà la grosse différence ! Or Histoire et Philosophie piliers de cette connaissance, piliers de la culture de l’Europe sont aux calendes dans nos enseignements ! Alors effectivement on peut voir qu’on sait parfaitement compter les imbéciles nécessaires à l’ audimat, nécessaires pour les dictatures de la COM, indispensables pour la dictature des élites interlopes non démocratiquement élus qui sont aux pouvoirs UE! Ainsi qu’importe de comprendre pourquoi ils existent car nous sommes imbéciles nous-mêmes de ne pas comprendre la profondeur du système UE! Que l'ignorance prolifère sous apparence inverse est une nécessité pour eux! Eramus nous voilà !

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