Un an après une plainte visant ChatGPT après le suicide d’un adolescent américain, OpenAI déploie une version plus encadrée de son assistant pour les enfants agées entre 13 et 17 ans.


Des règles plus strictes pour les ados
La nouvelle version s’applique automatiquement aux utilisateurs de 13 à 17 ans qui se déclarent mineurs ou que l’entreprise identifie comme tels grâce à différents signaux. Les contenus liés à l’automutilation, à la violence, aux troubles alimentaires ou encore à la sexualité explicite sont davantage restreints.
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OpenAI ajoute aussi des rappels pour faire des pauses et encourage davantage les adolescents à se tourner vers une aide humaine lorsqu’ils en ont besoin. Par exemple, le chatbot sera aussi capable d'aider les ados dans leurs devoirs sans leur donner immédiatement la réponse. La voix de ChatGPT est désactivée et l’assistant ne doit plus donner l’impression d’éprouver des émotions.
OpenAI sous pression
Cette évolution intervient un an après une plainte déposée par les parents d’Adam Raine, un adolescent américain de 16 ans qui s’est suicidé en avril 2025. Ils accusent ChatGPT d’avoir contribué à son passage à l’acte, ce que l’affaire judiciaire doit établir.
OpenAI renforce également ses alertes aux parents lorsqu’un adolescent a associé son compte à celui d’un adulte. En cas de signes de risque suicidaire ou d’automutilation, une alerte peut être envoyée après validation par un examinateur humain. Le groupe n’est pas le seul à revoir l’accès des mineurs à l’IA. D'autres intelligences artificielles ont choisi des restrictions encore plus fortes, tandis que les autorités américaines et européennes cherchent elles aussi à mieux encadrer l’utilisation de ces outils par les adolescents.
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