Vendredi 3 décembre 2021
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L1GHTS, épopée photographique, festival des lumières de Copenhague

Par Martin Dedron | Publié le 13/05/2021 à 18:10 | Mis à jour le 13/05/2021 à 18:10
Photo : Thunderlite Couverture ©Martin Dedron
Reportage photo du Festival des lumières de Copenhague en février 2021 par Martin Dedron.

Lights, c’est avant tout une accolade de percussions venue couvrir les envoûtantes notes de piano  à trois minutes cinquante-trois. La version live je l’ai eu à la Carrière tout près de Nantes après deux rappels. Archive. Quel groupe, quel moment.

 

 

Aujourd’hui à Copenhague je veux chanter ses lumières et vous donner des couleurs à voir –

Voici une épopée en trois parties s’inscrivant dans la temporalité d’une petite semaine, Light Festival figuratif abstrait puis la grande étoilée.

 

Festival des Lumières à Copenhague en février 2021 par Martin Dedron
Precious little diamond ©Martin Dedron 

 

Les ligatures entre lumières sont des ponts dans la ville. On s’y agrippe comme à la rambarde d’un escalator presque par banalité d’une main curieuse et peu sûre, dans un mouvement d’habitude qui ne se reconnaît pas. Mais quand elles changent…

 

Festival des Lumières à Copenhague en février 2021 par Martin Dedron
Evalione ©Martin Dedron

 

Elles s’habillent de gloire. Le Copenhagen Light Festival est un exemple saillant de l’importance des lumières dans la ville : outre la signalisation et la publicité, un intérêt optique que le monde partage et qui en ces temps covidiens est celui des expositions à ciel ouvert.

 

Festival des Lumières à Copenhague en février 2021 par Martin Dedron
Shénarpie ©Martin Dedron

 

Un faisceau se remarque et fait office de gond pour un œil qui glisse vers le centre.

 

Festival des Lumières à Copenhague en février 2021 par Martin Dedron
Define ©Martin Dedron

 

Les photographes affluent car les bâtiments centraux s’illuminent : en plus du rayon vert central reliant les bâtiments entre eux, de magnifiques rais de lumière colportent leurs réflexions dans les canaux. Faire la même photo carte postale que toutes mes collègues s’agglutinant sur le pont n’étant pas mon optique et je suis sûr que si vous recherchez ce style plus classique de nombreux merveilleux clichés devraient venir à vous. Moi, je cherchais plus à transmettre une certaine vibrance des couleurs, une expérience visuelle et humaine en faisant plonger mon optique dans un feutrage rapproché débordant de saturations.

 

Festival des Lumières à Copenhague en février 2021 par Martin Dedron
Aimerôdes ©Martin Dedron

 

Sous le pont reliant les ministères à Christianshavn affluent les couleurs, les sons, les gens. Un tel éclat de vie perçant nos existences glacées de février est comme une claque de joie donnée à des corps que la lassitude a endormi.

Ce n’est pas une teuf non plus, une petite Soundboks joue en rythme avec les éclairages lui répondant. Un dialogue s’installe et c’est tout cet endroit qui se met à danser.

 

Festival des lumières de Copenhague février 2021, photo de Martin Dedron
Sous la neige ©Martin Dedron

 

Festival des lumières de Copenhague février 2021, photo de Martin Dedron
Héler Spéciale ©Martin Dedron

 

L’amour y est, et si on ne pensait jamais l’avoir perdu c’est une certaine extase de le voir dehors, aux mains des autres gens, qui le tiennent comme une légèreté avec laquelle ils s’accouplent le temps de chorégraphies solitaires ou à deux.

 

Festival des lumières de Copenhague février 2021, photo de Martin Dedron
Le baiserévolu ©Martin Dedron

 

On y croise l’inattendu, enfin. Charles, un collègue photographe français m’y a rejoint – et l’insolite suit le flot du canal bleu.

Festival des lumières de Copenhague de février 2021, photo de Martin Dedron
Charles Pink ©Martin Dedron

 

Festival des lumières de Copenhague février 2021, photo de Martin Dedron
Magaras ©Martin Dedron

 

Au passage se trouvent les stries colorées d’art où passent des silhouettes, une certaine étoile propice aux envoûtements que je vous représenterai sous un jour plus mécanique ainsi que les déchets de petits êtres qui n’ont été tués par aucun éclat artificiel : les jours passent et le froid mord encore.

 

Festival des lumières de Copenhague février 2021, photo de Martin Dedron
Luftvallons ©Martin Dedron

 

Festival des lumières de Copenhague février 2021, photo de Martin Dedron
Sources ©Martin Dedron

 

Festival des lumières de Copenhague février 2021, photo de Martin Dedron
Armand est mort ©Martin Dedron 

 

Festival des lumières de Copenhague février 2021, photo de Martin Dedron
I don’t wanna work hard ©Martin Dedron

 

L’aventure se poursuit sur des berges scarifiées du tranchant de néons inconnus. Les ponts sont habités maigres qu’ils sont.

 

Festival des lumières de Copenhague février 2021, photo de Martin Dedron
ReKKahH ©Martin Dedron 

 

Festival des lumières de Copenhague février 2021, photo de Martin Dedron
Paparla ©Martin Dedron 

 

Mais est-ce là un événement ou une beauté quotidienne ?

 

Festival des lumières de Copenhague février 2021, photo de Martin Dedron
Dong dong slamfunk©Martin Dedron 

 

Nous pouvons toujours saisir la beauté nacrée des teintes sans se soucier que le temps l’ait déteinte : si délectable que soit le cumul d’exposition, København et ses beautés ne manquent pas de flamboiements qui semblent partir en fumée dans le nuage de l’habitude.

 

Festival des lumières de Copenhague février 2021, photo de Martin Dedron
Let's be ©Martin Dedron 

 

Festival des lumières de Copenhague février 2021, photo de Martin Dedron
Dancing Dove ©Martin Dedron 

 

Car si la tenue d’apparat de Copenhague est déjà retournée au placard, beaucoup d’autres, moins sensationnelles mais tout aussi riches de couleurs sont là. J’ai pendant de longs mois observé l’absence d’observateurs : si certes le froid s’installait à la place du confort doux de la mi-saison, la contemplation n’est pas pour autant affaire de prétexte. Je tiens par ce texte et ces photographies à vous inviter à vous émerveiller de tout, sortir pour tomber amoureux de la beauté du monde est une activité sans date d’expiration.

 

 

 

 

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Martin Dedron photographe

Martin Dedron

Je suis à Copenhague dans le cadre de mon Bachelor de design graphique à l’Académie Royale des Beaux-Arts. La photo est pour moi plus qu’un outil, c’est une démarche, c’est l’idée de cueillir ce que la vie a de plus beau !
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