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"Wildekat" de Sophie Bachet, une aventure addictive, teintée de mythologie nordique

Par Joëlle Borgida | Publié le 30/03/2022 à 18:30 | Mis à jour le 31/03/2022 à 12:20
Sophie Bachet présente Wildekat son premier roman fantasy

Rencontre avec Sophie Bachet qui vient de publier Wildekat - Le sang de Fenrir, son premier roman, un livre de Fantasy, récit d’une épopée dans un monde divisé en 2 continents avec des références aux légendes nordiques. 

 

Sophie Bachet Wildekat

 

Pourriez-vous nous dire quelques mots sur vous ?

 

J’habite à Copenhague depuis 12 ans. Je suis née en France mais j’ai vécu dans 5 pays avant de m’installer au Danemark.

Je suis ingénieur en agronomie, j’ai un Master en sciences de l’environnement. J’ai fait des études scientifiques, mais j’ai toujours été attirée par les lettres et je pratique plusieurs langues. Je suis organisée, rigoureuse dans mon travail et aussi dans mon écriture. Même si j’ai fait ce choix professionnel car j’étais plus intéressée par des métiers scientifiques, j’ai toujours continué à faire du théâtre, à écrire et à apprécier l’art sous toutes ses formes.

 

Comment vous est venue l’envie d’écrire ce livre justement ?

 

J’avais commencé plus jeune à interviewer ma grand-mère que j’enregistrais, elle me racontait la guerre, sa vie à l’époque et je lui avais offert un petit livret sur sa vie. Ensuite j’ai écrit sur des forums, des histoires plus ou moins courtes et un jour ma mère m’a fait la remarque « Tu passes tellement de temps à cela, pourquoi ne pas écrire un livre ? »

Suite à ce long cheminement, je me suis dit que c’était ce que j’allais faire ! Je me suis alors lancée, sans l’idée d’éditer d’ailleurs, mais juste pour le plaisir d’écrire mon livre et avec la liberté de créer comme je le souhaitais.

 

Je travaille sur d’autres formats comme la poésie, mais généralement j’écris plutôt dans le registre de l’imaginaire ce qui me permet de m’exprimer sans contraintes et finalement de pouvoir aborder de nombreux sujets d’une façon libre.

 

Quand j’ai eu fini, ma maman m’a tout de suite dit que l’histoire était très bien mais il fallait que j’ai aussi des avis d’inconnus qui seraient peut-être moins bienveillants !

J’ai alors partagé cette histoire sur le forum d’écrivains Scribay ; j’ai eu beaucoup de retours d’autres écrivains, des commentaires très positifs, l’histoire plaisait et certains me suggéraient de l’éditer !

 

Pouvez-vous nous parler du processus d’édition d’un livre ?

 

J’ai commencé effectivement à regarder comment éditer mon livre. Je ne connaissais pas du tout cet univers.

Il y a d’abord la possibilité de s’auto-éditer, où l’on est alors en charge de tout, cela donne beaucoup de liberté mais cela demande énormément d’investissement aussi : il faut payer un graphiste, un correcteur, faire sa propre communication…

 

Il existe aussi des maisons d’édition à compte d’auteur qui sont similaires à des prestataires de service ; tous les livres sont édités mais à la charge de l’auteur de faire les avances financières !

 

Ce qui m’intéressait, c’était plutôt d’avoir une relation entre éditeur et auteur, des conseils, des échanges entre professionnels. J’ai cherché des maisons d’édition à compte d’éditeur, c’est à dire que ce sont eux qui prennent en charge tous les coûts de production du livre. Je me suis naturellement tournée vers celles qui publient de la Fantasy, et plutôt des structures de taille moyenne ou petite. J’ai regardé leurs catalogues, leurs couvertures, où les maisons étaient implantées, la période qui était ouverte pour les soumissions (moment pendant lequel on peut déposer son manuscrit).

J’en ai ainsi sélectionné une dizaine à qui j’ai envoyé mon texte. Une première m’a répondu positivement, puis Beta Publisher que j’avais repéré et avec qui je voulais travailler. J’étais ravie !

J’apprécie leur transparence, le rapport direct entre eux et les lecteurs, leur dynamisme, la convivialité dans l’équipe tout en étant très professionnels.

Le livre est sorti le 14 février. La veille il y a eu une séance de dédicace dans le café littéraire de la maison d’édition situé à Paris dans le 9e où il organisent des conférences, reçoivent des clubs de lectures.

 

Pouvez-vous nous parler de l’histoire de Wildekat ?

 

C’est le récit d’une aventure dans un monde divisé en 2 continents :

Celui de Pangea qui vit encore dans des temps un peu moyenâgeux où la place de la femme est peu valorisée, où une organisation archaïque et patriarcale est en place.

A Gondwana en revanche, la société a évolué différemment et la Femme est l’égale de l’Homme.

J’ai, comme je le disais, vécu dans différents pays et j’ai travaillé avec des liens dans plus de 80 pays ; la place de la Femme dans le monde est un sujet qui me tient à cœur.

 

Le héros va partir à la découverte de ce nouveau continent avec toutes les différences culturelles qui en émanent tout en se retrouvant au cœur d’un vaste complot.

Il y a un peu de magie dans mon récit et je me suis inspirée aussi de choses qui existent comme la mythologie nordique que j’ai remaniée.

Dans ce livre, il est question de la découverte de liberté, d’amitié et d’amour ; de notion de famille de sang et de celle que l’on choisit. Que fait-on de cette liberté, une fois acquise ? Comment évoluer dans un monde qui n’est pas forcement binaire comme on pourrait le penser de prime abord ; un monde qui n’est pas blanc ou noir, où il n’y a pas que des méchants et des gentils, des gens qui ont tort et d’autres qui auraient raison.

Tout est finalement dans la nuance, il y a des riches et des pauvres et des complots pour diriger Gondwana.

 

Ce livre est en français mais vous écrivez aussi en anglais ?

 

J’écris aussi effectivement en anglais ; je suis complètement bilingue car dès l’âge de 5 ans j’ai fréquenté une école anglaise en Arabie saoudite. En parallèle de mon baccalauréat scientifique français, j’ai passé les épreuves de littérature anglaise du A level. J’ai continué ensuite à écrire en anglais mais en arrivant au Danemark, j’ai réalisé que je perdais mon français. En effet, j’utilise l’anglais presque exclusivement dans mon travail, avec mes amis, avec mon mari, etc. J’ai alors décidé d’écrire en français pour maintenir ma langue maternelle.

Beaucoup de mes amis ne pourront pas lire mon livre malheureusement pour cette raison. J’ai pensé à le réécrire en anglais mais ce serait comme écrire un nouveau livre, on ne peut pas le traduire mot à mot et cela me prendrait trop de temps, je préfère avancer sur les différents projets qui m’animent.

Je suis d’ailleurs en train d’écrire le 2ème tome de Wildekat pour une publication en fin d’année car il s’agit d’une duologie.

 

 

Où trouver votre livre ?

 

Au Franske Bogcafe, ainsi qu’en ligne sur les plateformes de vente classiques et Beta Publisher est en train de prendre des contacts à Copenhague pour organiser des séances de dédicace (NDLR : nous vous tiendrons informés !)

 

 

Bonne lecture ! 

 

 

Pour découvrir un peu plus l'univers de Sophie : son blog 

 

 

 

 

Joelle

Joëlle Borgida

Directrice de la publication et responsable éditoriale. Expatriée de longue date et désormais installée à Copenhague, je partage avec les lecteurs de lepetitjournal.com mes découvertes danoises.
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