

Les Femmes du 6ème étage de Philippe Le Guay retrace l'histoire d'un Paris des années 60, où les familles bourgeoises engagent des Espagnoles pour tenir leur foyer. Le quotidien sans saveur de Fabrice Luchini va se trouver chamboulé avec l'arrivée de sa nouvelle bonne, une jeune et jolie Espagnole
Jean-Louis Joubert (Luchini) est un agent de change parisien austère, éteint, marié à Suzanne (Kiberlain), constamment épuisée par ses journées coiffeur-bridge-thé entre amies. Le personnage de Luchini s'éveille peu à peu de son train-train quotidien après avoir embauché une nouvelle bonne espagnole. Grâce à Maria, Jean-Louis découvre une joyeuse communauté espagnole vivant au sixième étage de son immeuble bourgeois, un univers touchant et folklorique, à l'opposé des manières de son milieu.
Logées sous les toits, ces bonnes, partagées entre militantisme contre Franco, l'envie d'épouser un Français, et le rêve de retour au pays, forment un ensemble éclectique et dégagent une joie de vivre communicative. Le choc culturel et social s'opère lorsque Luchini s'éprend de Maria. Il souhaite désormais fuir la tyrannie des convenances et aspire à retrouver les joies les plus simples, alors que les Espagnoles rêvent d'ascension sociale.
(Source : Mymovies.it)
Jouer avec les clichés, sans tomber dans la caricature
Pour un réalisateur, mettre en scène Fabrice Luchini est souvent l'occasion de tirer profit de son exubérance. Ici, ce n'est pas lui qui incarne cette exubérance, mais les femmes espagnoles. Grâce à elles, il va se réveiller, se libérer, et découvrir un monde qu'il ne connaissait pas, juste quatre étages au-dessus de chez lui. Les Femmes du 6ème étage repose principalement sur l'interprétation des acteurs : Natalia Verbeke (Maria) illumine l'écran, Sandrine Kiberlain est égale à elle-même en bourgeoise coincée et l'excellente Carmen Maura et Lola Dueãs, l'équipe d'Almodovar, se retrouvent cinq ans après le succès de Volver. Quant à voir Fabrice Luchini évoluer au 6ème étage où il s'offre une seconde jeunesse, on pourrait le voir comme un écolier, qui tout à coup découvre avec joie l'école buissonnière.
Avec Les Femmes du 6ème étage, Philippe Le Guay signe une histoire sociale et romantique légère, pleine de bonne humeur. Un divertissement réussi pour une comédie sans prétention.
Cinémas : Giulio Cesare, Greenwich, King, Quattro Fontane, Nuovo Olimpia (VO sous-titres italiens)
Karolyn Simon (http://lepetitjournal.com/rome.html) Mercredi 15 juin 2011




































