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La hausse du GPL menace les revenus des tuk tuks cambodgiens

Face à l’envolée du GPL, des chauffeurs de tuktuks réclament un tarif minimum. Une mobilisation qui révèle les fragilités du secteur.

La hausse du GPL menace les revenus des tuk tuks cambodgiens La hausse du GPL menace les revenus des tuk tuks cambodgiens

Plusieurs centaines de chauffeurs de tuktuks ont récemment déposé une pétition auprès du ministère du Travail et de la Formation professionnelle. Leur revendication principale porte sur l’instauration d’un tarif minimal de 3 000 riels (0,75 USD) pour les courses effectuées via les applications de transport.

Cette mobilisation intervient dans un contexte de forte hausse du prix du gaz de pétrole liquéfié (GPL), en augmentation de 76 % depuis le début de la guerre dans le Golfe. Or, près de 90 % des tuktuks au Cambodge dépendent de ce carburant pour fonctionner.

Des coûts d’exploitation en forte hausse

Selon les données du ministère des Mines et de l’Énergie, un chauffeur consomme en moyenne 192 litres de GPL par mois. Cette consommation représente désormais une dépense mensuelle estimée à 144 USD, contre 82 USD avant l’augmentation des prix.

Face à cette évolution, les chauffeurs cherchent à ajuster leurs revenus pour compenser la hausse de leurs coûts d’exploitation.

Un rapport de force limité face aux plateformes

Début avril, les chauffeurs avaient obtenu des plateformes un tarif kilométrique plancher fixé à 1 200 riels (0,3 USD). Toutefois, les commissions prélevées par ces applications sont restées inchangées, à hauteur de 15 %.

Cette situation s’inscrit dans un marché du transport à la demande particulièrement concentré. Deux acteurs dominent largement le secteur : PassApp et Grab, qui représentent à eux seuls 86 % du marché. Cette concentration limite la capacité de négociation des chauffeurs, majoritairement travailleurs indépendants.

Une revendication tarifaire structurante

Au-delà de la seule hausse du GPL, la demande d’un tarif minimum vise à instaurer un cadre plus stable pour les revenus des chauffeurs. Elle reflète également les tensions croissantes dans un secteur marqué par la dépendance aux plateformes numériques et la volatilité des coûts énergétiques.

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