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PORTRAIT - KEP – Has Sareth, Kep dans la peau

Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 8 février 2018

Has Sareth est le gouverneur de Kep depuis maintenant 3 ans et quelques mois. Originaire de Takéo, une province proche, il connaît bien la région... C'est peu à peu que cet homme finalement peu politique a fait son trou, et c'est désormais au développement de Kep qu'il se consacre, et il ne manque pas de projets.

Du pain sur la planche
Même s'il connaissait Kep bien avant sa nomination, Has Sareth ne se rendait pas compte de l'ampleur de la tâche, et il n'est pas loin d'éprouver de la honte en découvrant sa nouvelle circonscription, "tout était sale, avec des porcs, des poules partout". Quant on lui demande de dresser un bilan de ses avancées, le gouverneur se montre réservé, et pourtant il n'a pas chômé : rénovation des routes reliant les villages les uns aux autres, travaux sur le réseau électrique ou encore assainissement des eaux... Conséquence ou coïncidence, toujours est-il qu'en 3 ans, le nombre d'habitants est passé de 10.000 à 35.000, dont un grand nombre de Français venus s'établir sur la côte d'opale. Et l'on dénombre aujourd'hui près de 23 hôtels et autres guesthouses, alors qu'ils se comptaient sur les doigts d'une seule main il y a peu.

Une ville touristique écolo
Pour attirer expatriés et touristes, Kep ne manque pas d'atouts, et pourrait bien devenir la station touristique « verte » du Royaume. Le gouverneur, et les investisseurs, travaillent sur des projets de longue haleine. Ainsi l'aéroport de Kep aujourd'hui à l'abandon pourrait laisser place à un terrain de golf ou un centre hippique. Des études sont menées pour construire un port à Kep et faciliter les liaisons avec le Vietnam. 2010 devrait aussi voir la rénovation complète de la nationale 3 qui relie Kep à la capitale. 

Toutefois, même si Kep a désormais l'attention du gouvernement, le budget reste restreint. Et la crise touche aussi la ville côtière, les investisseurs se font plus prudents, et on ne compte plus le nombre de terrains achetés à prix d'or et désormais laissés à l'abandon. Une situation qui freine le développement de la ville, si Has Sareth espère encore convaincre les spéculateurs de développer leurs acquisitions, il envisage de taxer ceux qui ne font rien. Et de rester confiant : "si ça continue, tout va se développer en même temps, c'est l'effet boule de neige". Et il est prêt à relever le défi, et espère qu'à force de travail, de réflexion et de prières, ça marchera. Il en fait la demande chaque jour à Yima, le génie de la ville.

Sophia Laouari (http://www.lepetitjournal.com/cambodge.html) jeudi 12 novembre 2009

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Publié le 12 novembre 2009, mis à jour le 8 février 2018
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