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MAUD MONTMEAT - A votre écoute, coûte que coûte

Par Lepetitjournal Cambodge | Publié le 24/11/2013 à 23:00 | Mis à jour le 08/02/2018 à 13:03

 
Entretien avec Maud MONTMEAT, psychologue clinicienne installée à Phnom Penh.

C'est dans les locaux du cabinet Indigo, emprunts d'une atmosphère apaisante, que nous reçoit Maud Montmeat, l'une des praticiennes francophones exerçant au Cambodge.   

 

Lepetitjournal.com/Cambodge : Quand êtes-vous arrivée à Phnom Penh et quelle est votre motivation à exercer au Cambodge ?
Maud Montmeat :
Je suis arrivée début janvier 2013. J'étais déjà venue plusieurs fois auparavant, depuis dix ans, notamment une fois, pour une durée de six mois, il y a neuf ans. J'avais alors travaillé au sein de l'équipe développant le premier service de soins palliatifs au Cambodge et revenir un jour m'y installer était mon souhait.


Quelle a été votre formation ?
La formation pour être psychologue clinicien correspond à cinq années d'études, j'ai effectué ma Licence et ma Maîtrise à l'université de Lyon et de Chambéry, puis mon Master II à l'université de Grenoble. En Master II, je me suis spécialisée en psychologie de la santé. Le fait d'étudier au sein de trois universités différentes a relevé d'un choix me permettant d'être confrontée à différentes écoles de pensée, différentes façon d'aborder et d'enseigner la psychologie.


Quel est votre parcours professionnel ?
J'ai d'abord exercé à l'hôpital, dans des services d'oncologie et de radiothérapie. Ensuite, j'ai travaillé aux ressources humaines d'une PME, une parenthèse professionnelle par rapport à ma formation initiale. Puis, j'ai ouvert un cabinet libéral au sein d'une maison médicale dans une petite ville de l'Isère où j'ai exercé durant trois ans, une nouvelle expérience, tout aussi enrichissante que les précédentes.


Quels sont vos méthodes et outils d'analyse ?
Je suis plutôt adepte du courant analytique, cependant, je pratique une écoute active, dynamique.


En plus d'une psychothérapie classique, proposez-vous d'autres types de thérapies ?
Bien sûr, il est possible de travailler sur des thérapies brèves, de soutien, qui répondent à un contexte, un besoin particulier. Je peux également travailler avec des couples, à condition que la démarche vienne bien des deux personnes dès le départ. Je ne propose pas de thérapies familiales ou avec des enfants et jeunes adolescents, d'autres praticiens qui exercent à Phnom Penh proposent ces thérapies. Le cabinet Indigo, dont les locaux sont rue 428, est composé de praticiens francophones, anglophones et khmerophones. Je consulte aussi au Cabinet Français du docteur Michel Sebban, rue 57, dans bkk1, pour des patients que nous avons en commun, dans une approche globale, corps et psyché.

Y-a-t-il des problématiques spécifiques que l'on rencontre chez les expatriés ?
Oui, l'expatriation peut entrainer des difficultés liées à l'isolement, à la distance, au fait de devoir suivre un conjoint sans le désirer, ou l'entraîner à l'étranger, ce qui peut amener à du ressentiment, du stress, à des dépressions mais aussi activer ou réactiver des problématiques individuelles ou relationnelles.
Les cambodgiens francophones peuvent également rencontrer des problématiques spécifiques, le fait d'être entre deux cultures, d'avoir un référentiel culturel occidental dans un environnement qui ne l'est pas.

Quand êtes-vous disponible et comment est-il possible de prendre rendez-vous ?
Je travaille le lundi après-midi auprès de l'ONG Action Cambodge Handicap lors des réunions institutionnelles pour de la régulation auprès de l'équipe cambodgienne. Le vendredi est le jour alloué au cabinet médical français. Je consulte donc au cabinet Indigo le reste du temps. Pour ces deux lieux, il est possible de prendre rendez-vous soit par les accueils (Cabinet Français : 012634115 ; Cabinet Indigo : 012208318) ou sites internet, soit directement sur ma boîte mail maud.montmeat@gmail.com.

Propos recueillis par Quentin PANNIER pour lepetitjournal.com/Cambodge Lundi 25 novembre 2013
 

 

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