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COOPÉRATION - Trois Cambodgiens font leur entrée à Polytechnique

Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 6 janvier 2018

La nouvelle vient de tomber, Than Poseng, Khun Kimang et Heang Kiiiyavirayuth intégreront la très prisée École polytechnique de Paris en octobre 2015. Un tremplin notoire pour la future carrière professionnelle de ces trois élèves inscrits en dernière année à l'Institut de technologie du Cambodge, à Phnom Penh. Nous sommes allés rencontrer ceux qui sont soudainement devenus un symbole de réussite pour le pays, afin de recueillir leurs premières impressions.

"Avoir de grands rêves et les surpasser"

Dans les mois à venir, il est prévu qu'ils aillent rencontrer de jeunes élèves pour les encourager à faire de longues études. Loin de se laisser griser par leur récent succès, les trois étudiants prennent leur rôle d'exemple très au sérieux. Dans un anglais parfait, ils expliquent qu'ils souhaitent notamment rappeler aux plus jeunes que même en étant cambodgien, on peut aller loin et qu'il ne faut pas négliger l'école. "Aujourd'hui beaucoup d'étudiants vont à l'école pour suivre leurs copains mais ne comprennent pas ce qu'elle peut réellement leur apporter", regrette Than Poseng. "Ou d'autres au lieu d'aller à l'école, préfèrent dépenser l'argent de leur parents pour se divertir", ajoute Khun Kimang. Une chose est sûre, eux n'ont jamais dû avoir de tels comportements. À vingt ans à peine, ces étudiants sont déjà dotés d'une sagesse et d'une réflexion très prononcées. "Il est aussi important que les enfants aient de grands rêves et qu'ils fassent tout pour les surpasser", sourit Heang Kiiiyavirayuth. Et il semblerait que cet objectif ait été le leur. En effet, s'ils sont aujourd'hui sur le point d'intégrer l'une des plus prestigieuses écoles française, c'est qu'avec le soutien de leurs familles, ils s'en sont donnés les moyens. 

"Participer au développement du Cambodge"

Originaire de Kandal, non loin de la frontière vietnamienne, Than Poseng a été élevé par sa mère fermière, avant de débarquer à Phnom Penh pour ses études. Les parents de Khun Kimang, né quant lui à Phnom Penh sont vendeurs au marché central. Enfin, Heang Kiiiyavirayuth a lui aussi grandi dans la capitale, dans une famille oeuvrant dans le milieu médical. Trois histoires, pour trois profils bien distincts cependant mus par une passion commune: celle des études scientifiques. Une passion qui les a mené jusqu'ici et leur permet aujourd'hui d'avoir de l'ambition. "J'aime les mathématiques et le challenge, c'est pour ça que j'ai présenté X, annonce fièrement Kiiiyavirayuth, je veux étudier de manière intensive pour devenir ingénieur". Than Poseng souhaite quant à lui être scientifique et Khun Kimang espère un jour occuper un poste d'ingénieur architecte. Et s'ils parviennent à atteindre leurs objectifs, tous sont bien décidés à mettre leurs compétences au profit de la reconstruction du Cambodge. "C'est un beau pays et nous avons de la chance d'y avoir grandi, reconnaissent-ils en choeur. En tant qu'avenir du Cambodge, il sera donc de notre devoir de participer à son développement". 

 

Louise AUDIBERT ? www.lepetitjournal.com/cambodge - Jeudi 18 décembre 2014

 

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Publié le 17 décembre 2014, mis à jour le 6 janvier 2018
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