Édition internationale

BUSINESS - Socialyse arrive au Cambodge

Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 2 juillet 2017

 

Le groupe de communication français Havas était présent jeudi 29 juin dernier à Phnom Penh pour le lancement de son département dédié aux médias sociaux, intitulé Socialyse. Cette entité travaille sur des applications Internet comme Facebook et Instagram et est donc fortement intéressée par le fort taux de connexion à ces réseaux au Cambodge. Lepetitjournal.com avait dépêché un journaliste à l'évènement organisé en cet honneur et a rencontré trois personnalités du groupe.

  • Olivier Gonzalez

Directeur Monde de Socialyse. Avant de rejoindre Havas, il était le Directeur Général de Twitter France.

  • Vishnu Mohan 

CEO de Havas Région Asie du Sud-Est et Inde.

  • Anthony Keck

Directeur de Havas Riverorchid (ndlr ; Riverorchid est spécialisé sur l'Asie du Sud-Est et appartient à Havas). Avant de rejoindre le groupe, Anthony Keck était entre autres le Directeur de Admark Communications.

Qu'est-ce qui différencie Socialyse des autres agences opérantes dans ce secteur ?

Olivier Gonzalez : Nous aimerions être qualifiés non pas comme une agence digitale, mais plutôt comme plateforme sociale. C'est un changement important ; nous parlons du mot application. Facebook n'est pas un site internet, c'est une application. Aujourd'hui, nous sommes différents car nous sommes uniques. Nous nous basons sur tout un lot de technologies pour écouter, manager, engager et analyser toutes les données. Nous proposons des services complets qui s'activent sur les réseaux sociaux. Si vous me demandez d'acheter des bannières sur votre site internet, je ne peux pas. Ma plateforme aide les marques, les agences et les agences créatives à écouter, manager, engager et apprendre.

Quelle est la stratégie de Socialyse au Cambodge et dans les autres pays de l'ASEAN ? Pensez-vous votre implantation sur le long-terme ?

Anthony Keck : Personnellement oui. Nous sommes la plus grosse entreprise et celle qui a le plus de réussite dans ce domaine. Les deux propriétaires initiaux ont commencé il y a de cela 16 ans et ils ont gardé leur motivation. Nous sommes autant engagés avec le Cambodge que nous le sommes avec les autres pays d'Indochine. Notre but est d'être là ou la croissance se trouvera. À cause de l'expansion digitale et des changements de technologies, la croissance de Riverorchid était sujette à des limitations. Cela nous a poussé à créer un partenariat avec le groupe Havas. En associant notre connaissance de l'Indochine avec la connaissance des technologies que possède Havas, nous allions le meilleur des deux mondes. Nous sommes ceux qui comprennent le mieux l'Indochine.

Est-ce que le marché cambodgien offre des caractéristiques uniques ?

Anthony Keck : Chaque pays est particulier. Le Cambodge n'est pas autant unique que la Birmanie où il y a près de 25 langages alors qu'au Cambodge, il n'y en a qu'un. Le marché cambodgien n'est pas plus unique que d'autres marchés. La première fois que je suis venu au Cambodge, il me semblait que le pays était en retard par rapport à d'autres pays asiatiques. Aujourd'hui, le pays est stable et son PIB est croissant, l'heure du Cambodge est donc arrivée. Les pays, des fois, ont leurs moments. L'Europe peut être apparentée au Vieux Monde, ici, on a l'impression d'être dans le Nouveau Monde. Cela génère un optimisme indéniable.

Vous pensez que l'Afrique est le prochain ?

Olivier Gonzalez : Nous ne sommes pas là aujourd'hui pour parler de l'Afrique, mais nous y avons sept bureaux. L'Afrique va exploser, mais aujourd'hui le Cambodge est très impressionnant. Le Groupe Havas aimerait y rester longtemps. Vishnu pousse pour l'ouverture au Cambodge d'une académie dédiée aux plateformes sociales. Grâce à Vishnu, nous avons également lancé Socialyse il y a trois ans dans la région. Pour être transparent avec vous, c'est un succès. Pourquoi ? Parce que les gens utilisent les réseaux sociaux et nous suivons les tendances et nous surfons sur les tendances grâce à notre plateforme.

Il existe déjà des entreprises qui se positionnent sur ce marché. Vous attendez-vous à une compétition ?

Anthony Keck : Bien sûr, tout le monde arrive ici. Si vous remontez dix ans en arrière, des entreprises sont venues et un an après elles étaient reparties. Mais aujourd'hui, avec la croissance de la classe-moyenne, elles vont toutes arrivées. Il n'y a pas de doute à avoir. Nous les accueillons. La compétition est bonne et ne peut qu'aider le pays. Le Cambodge mérite d'aller bien.

Quelle est l'idée derrière la création d'un centre d'apprentissage au Cambodge ?

Vishnu Mohan : L'éducation est un domaine très important pour une entreprise. Aider les autres à s'éduquer sur le social augmentera leurs capacités à l'utiliser. Pour nous, contribuer à cela est du long-terme. Ne serait-ce pas mieux si j'essayais d'évoluer dans une mer de connaissance plutôt que dans une mer d'ignorance ? Et si je suis le premier et que je possède une vraie expertise dans le domaine, je pense en quelque sorte que j'ai l'honneur d'aider un pays à devenir meilleur dans ce domaine. L'éducation est le point de départ de tout et je suis donc convaincu que nous allons ouvrir une académie au Cambodge. Tous ceux qui souhaiteront apprendre pourront la rejoindre. Aujourd'hui, tout le monde utilise un téléphone. Mais tout le monde ne peut pas optimiser son utilisation. La connaissance étant la clé de l'optimisation. Un des rôles du Groupe Havas est d'éduquer et pour cela, le Groupe a déjà créé des programmes similaires en Indonésie et à Singapour.

Allez-vous financer ce projet ?

Vishnu Mohan : Le Groupe Havas fournira les professeurs. Il est possible que nous nous associions avec une université. Ce n'est pas la première fois que nous le faisons et nous possédons donc une expérience certaine dans ce domaine. Même d'un point de vue commercial, c'est important. Pas dans l'idée de gagner de l'argent grâce à l'éducation, mais du fait qu'il est important de mieux pouvoir utiliser ces outils. En quelque sorte, on peut parler d'élévation par le bas.

 

Jim Baldy (www.lepetitjournal.com/cambodge) lundi 3 juillet 2017

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Publié le 2 juillet 2017, mis à jour le 2 juillet 2017
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