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VIDÉO - Hiroshima House : des briques pour la paix à Phnom Penh

Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 février 2013

Insolite construction de briques rouges s'élevant dans l'enceinte du Wat Ounalom à Phnom Penh, la Maison Hiroshima attire l'?il des passants curieux. Quelle est donc l'histoire de ce bâtiment à l'architecture étonnante, qui abrite une vaste cours de béton, une salle d'informatique, une médiathèque, des cours de langues et d'origamie ? Visite avec Sakada, le responsable des lieux.

C'est une insolite construction de briques qui s'élève dans l'enceinte du Wat Ounalom, le principal centre bouddhique du Cambodge. L'initiative en revient aux gens de la cité d'Hiroshima, au Japon, marqués par la visite d'athlètes cambodgiens en 1994, à l'occasion des Asian Games, et qui entendaient soutenir la paix qui peinait encore à s'imposer au Cambodge.

Dans la ville japonaise dévastée par le feu nucléaire, un pacifiste américain, Floyd Schmoe, avait entrepris de rebâtir en 1949 des habitations. Un projet baptisé "Houses for Hiroshima", une affirmation du potentiel humaniste de l'architecture face aux forces d'anéantissement. En reprenant le nom "Hiroshima House", les habitants de la ville entendaient valoriser à leur tour une culture de résolution des conflits au Cambodge. L'architecte Osamu Ishiyama, professeur à la prestigieuse université Waseda de Tokyo, touché par l'idée, a entrepris de dessiner le bâtiment. Malgré sa relative modestie, le projet a mis douze ans avant d'être mené à son terme, en 2006, sur une parcelle de terrain louée aux bonzes du Wat Ounalom.

"Hiroshima House" laisse une impression délibérée d'inachèvement : briques à nu, béton apparent. Une facon d'évoquer les destructions de la guerre. L'enchevêtrement des piliers et des poutres évoque l'architecture japonaise, quand la toiture reprend le modèle des pagodes khmères. Le rez-de chaussée du bâtiment abrite un centre d'éducation et d'animation à destination des enfants défavorisés, tenue par l'association Phtea Nor Nhim, financée par le Japon. Au premier étage se trouve une bibliothèque jeunesse, animée par un Cambodgien, Roth Sakada, qui y donne des cours d'anglais et de japonais.

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(http://www.lepetitjournal.com/cambodge) Mercredi 13 février 2013

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Publié le 13 février 2013, mis à jour le 13 février 2013
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