Édition internationale

MORT DE LAURENT VALLIER - Vers la thèse de l'assassinat ?

Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 5 janvier 2018

Laurent Vallier, expatrié français au Cambodge depuis 15 ans, et ses quatre enfants auraient été retrouvés morts à l'intérieur de sa voiture. D'après un communiqué de l'ambassade de France, le véhicule a été retrouvé samedi 14 janvier à Kampong Speu dans la mare de la résidence familiale où il vivait avec sa famille depuis 2007.

Le 4×4 blanc de Laurent Vallier était immergé dans l'étang de sa propriété (crédit: DR)

Les cinq corps sont dans un état de décomposition avancé, indiquant que leur décès daterait déjà de plusieurs mois (brève 14 janvier). D'après l'AFP, " les os de deux enfants avaient été mis dans une valise qui était dans la voiture ", retrouvée ouverte aux côtés des dépouilles. L'urne de cendres de la mère décédée en couche deux ans auparavant se trouvait également dans le 4x4 de la famille. Il n'y aurait d'ores et déjà plus aucun doute sur l'identité des victimes pour la police : " Après avoir retiré la voiture de l'étang, nous avons trouvé les restes de cinq personnes. Nous concluons que ce sont ceux de la famille française disparue " a déclaré le directeur du département de la sécurité intérieure au ministère de l'Intérieur, Chlay Sinarith. Cependant, "Nous examinons toujours les os et la voiture", ajoute Sam Samoun, directeur adjoint de la police de Kampong Speu. "Nous ignorons s'il s'agit d'une affaire de cambriolage ou d'assassinats. Laissons notre équipe d'experts travailler là-dessus", a déclaré un responsable de la police, Touch Heang.

Depuis septembre déjà, l'homme de 42 ans et ses quatre enfants n'avaient donné aucune nouvelle et avaient donc été déclarés disparus.

Mais ce n'est qu'en novembre que leur disparition est signalée à l'ambassade de France au Cambodge. Un avis de recherche est diffusé le mois suivant (brève du 4 janvier 2012). Bien connus de la communauté française, nombreuses sont les suppositions entourant le silence des Vallier. Le 3 janvier, la police cambodgienne qui s'était rendue à leur domicile n'avait trouvé aucun élément d'explication.

Laurent Vallier et trois de ses enfants en juillet 2011 (crédit: DR)

Un homme décrit comme marginal


A 42 ans, le père élevait seul ses quatre enfants âgés de 2 à 9 ans depuis le décès de sa femme. Autrefois propriétaire du très connu hôtel Le bout du monde à Kep, il a revendu l'établissement neuf ans auparavant afin de quitter la région avec sa famille. D'après les médias locaux, il était, jusqu'à sa disparition, guide touristique dans la région de Battambang. Cependant, certains le décrivent comme un " personnage spécial ", un " homme marginal " sur lequel on ne sait que peu de choses.

Sur les forums, les spéculations vont bon train mais un élément revient régulièrement : depuis le décès de sa femme, les relations de Laurent Vallier avec sa belle-famille se seraient dégradées. On parle d'une belle-famille difficile, envahissante, qui chercherait à s'emparer de ses biens et à obtenir la garde de ses enfants (Voir l'avis de recherche posté sur ce forum). Début janvier, on pense encore qu'il aurait pu fuir la famille de sa femme, avec ses enfants, afin de se protéger. Etrangement, le domicile a également été vidé, " comme si la maison avait été cambriolée ", déclare la mère de la défunte épouse.

La famille française de Laurent Vallier, ainsi que le beau-père, écartent la thèse du suicide. Un article du Cambodge Post (Article du 15 janvier) reprend les propos qu'aurait tenu son frère : " Mon frère avait un peu fermé le robinet. " Les querelles d'argent auraient donc été fréquentes depuis 2009. Il déclare également que son chien aurait été empoisonné peu de temps avant sa disparition, que des titres de propriété au nom de ses enfants lui auraient été dérobés, mais aussi que sa terre aurait été revendue sans son consentement.

Une cérémonie en mémoire aux morts a été organisée dimanche par la belle-famille.

Lire aussi : MORT DE LAURENT VALLIER - La communauté française en émoi

Emilie TÔN (www.lepetitjournal.com/cambodge) Lundi 16 janvier 2012

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Publié le 16 janvier 2012, mis à jour le 5 janvier 2018
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