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MA PETITE ENTREPRISE - Melle Sarong, un air du Cambodge

Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 8 février 2018

Passionnée de mode, styliste inavouée, elle avait sacrifié son rêve – peut- être encore inconscient -  à un cursus plus traditionnel, une école de commerce. Et puis, en 2007, Laurence lâche tout. Elle prend un an de congés sans solde pour réaliser une mission humanitaire au Cambodge, au sein de l'ONG Pour un Sourire d'Enfant. Là, elle tombe amoureuse du Sarong, ce tissu fleuri typique. Et l'aventure commence

Du Sarong à Mademoiselle Sarong
Avant de retourner en France, Laurence passe par les marchés, achète du tissu, et fait tailler quelques vêtements qu'elle a dessinés. Elle en fait faire dans plusieurs tailles, histoire de voir si cela peut plaire aux Françaises. C'est plus un jeu pour elle, une envie irrésistible de créer parce que cela est possible, parce que cela est facilement accessible. Mais c'était avant que ses créations ne s'arrachent lors des ventes privées... Face à ce succès, le plaisir se transforme en idée, et l'idée a germé. Laurence monte son business plan et s'associe avec une amie, Ludivine. En avril 2009, elle repart au Cambodge pour chercher des ateliers, les trouve, et lancera sa toute première collection en décembre 2009 sous le nom de Mademoiselle Sarong, puisque c'est grâce à lui que tout a commencé.

Allers et retours
Pour l'instant, Laurence et Ludivine produisent au Cambodge, mais ne vendent qu'en France. Pendant que la première multiplie les allers retours pour s'inspirer, trouver des nouveaux tissus, surveiller la production, la seconde reste en France, s'occupe de la communication et des contrats avec des boutiques multimarques. Mademoiselle Sarong est encore trop jeune pour avoir son point de vente en propre.

Laurence doit tout apprendre, et les collections prennent parfois du retard. C'est pourquoi les deux entrepreneuses ont fait appel à CASDEC, une entreprise spécialisée dans la supervision de la confection textile. Outre l'assurance de surveiller les ateliers pendant leur absence, CASDEC se charge également de former les couturières, et de les rendre plus autonomes. Autant dire que ce fut une aide précieuse pour le démarrage de Mademoiselle Sarong car ateliers et créatrices en étaient à leurs débuts. Ensemble, elles se préparent désormais au Salon de prêt à porter prévu en Septembre, un événement professionnel qui pourrait devenir un formidable tremplin pour la marque.

Les inspirations
Les deux entrepreneuses créent des pièces à la fois originales et classiques. La petite robe noire sera ceinturée de Sarong, tout comme la combi short. Les créatrices essaient de chercher le compromis entre le chic et le détendu, afin de réaliser des vêtements qui pourraient se porter facilement, tout en restant un peu 'habillés'. "On essaie de faire un dressing qui correspond à l'humeur changeante d'une femme" nous confie Laurence. Et le catalogue confirme ses paroles. La collection printemps été regorge de petites robes, de t-shirt souples, et de pantalons qui ne demandent qu'à nous mettre en l'aise sans être des 'tenues pour la maison'. "On fait attention aux tissus aussi, on choisit des matières souples, naturelles, avec un toucher ‘peau de pêche' ", ajoute-t-elle afin d'achever de nous convaincre qu'une pièce ou deux de Mademoiselle Sarong seraient du meilleur effet dans notre garde robe.

L'atelier
Mademoiselle Sarong ne fera pas exception, elle s'est inscrite dans une dimension éthique. L'atelier choisi est une ONG qui emploie des femmes en réinsertion sociale. Si la communication a parfois fait défaut les premiers temps, aujourd'hui les couturières sont habituées aux demandes de Laurence et de Ludivine, et surtout, elles savent que les deux chefs aiment faire dans le détail. Des petites broderies mains pour finaliser les coutures à la gravure du logo sur la pièce. Laurence ne se targue pas de faire de la haute couture, mais elle souhaite donner une haute qualité à ses collections. Une dimension parfaitement intégrée par l'atelier, ce qui facilite grandement la production. Les prix vont d'ailleurs dans ces sens. Comptez une trentaine d'euros pour un foulard dont les franges ont été rajoutées à la main. Une gamme de prix qui fait dire à Laurence : "On nous achètera peut-être pas dix fringues dans le mois, mais une de temps en temps. Mais elles se garderont longtemps."

Créée depuis seulement un an, les résultats de la marque sont encore incertains. Mais Laurence et Ludivine sont confiantes car pour le moment, les choses tournent bien. Souhaitons-leur que ça continue !

Elodie LLanusa (www.lepetitjournal.com/cambodge.html) jeudi 17 juin 2010

Pour plus d'infos : www.madamoisellesarong.com

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Publié le 17 juin 2010, mis à jour le 8 février 2018
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