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Lionel Delplanque : « j’ai écrit un scénario qui sera tourné ici »

Par Thibault BOURRU | Publié le 28/03/2018 à 11:11 | Mis à jour le 28/03/2018 à 12:17
Photo : Lionel Delplanque
Lionel Delplanque_opt

L'Institut Français du Cambodge (IFC) diffuse ce soir le long-métrage Président de Lionel Delplanque. Le réalisateur prépare en ce moment même un film, en anglais et khmer, tourné au Cambodge. Lepetitjournal.com/Cambodge a pu s'entretenir avec lui avant la diffusion de Président à l'IFC.

 

Quel est le pitch de Président, que vous avez réalisé en 2006, et qui est diffusé ce soir à l'IFC ?

Il s’agit d’entrer dans la tête d’un Président de la République, de comprendre ses obsessions, ses contradictions, tout en refusant le manichéisme, de saisir aussi l’ivresse du pouvoir qui finit souvent par irradier l’entourage. Président, c’est la possibilité pour le spectateur de passer de l’autre côté du miroir.

 

Pourquoi votre film est diffusé à l'Institut Français du Cambodge ? Entretenez-vous un lien particulier avec le pays ?

Parce que je vis au Cambodge depuis sept mois pour y préparer mon prochain film en anglais et en khmer et parce que des amis de Phnom Penh m’ont demandé de voir ou de revoir Président. L’un d’entre eux est même fan du film, il ne connaissait pas mon métier avant de me rencontrer, nous nous sommes découverts au hasard d’une conversation dans un restaurant de Phnom Penh il y a deux ou trois ans. L’une des nombreuses coïncidences du Cambodge…

 

Pour vos deux long-métrages, Promenons-nous dans les bois et Président, vous avez dirigé des acteurs et comédiens de renom comme Albert Dupontel, Clotilde Courau, Marie Trintignant, François Berléand, ou encore Laurent Laffite. Quel comportement est nécessaires au réalisateur pour ne pas tomber dans une sorte d'admiration et rester très objectif, bien à sa place de "directeur" cinématographique ?

Je crois que l’on peut aller chercher des acteurs ou des actrices par admiration, mais dès que l’on commence à travailler ensemble, ce sentiment doit disparaître selon moi. Quand on les filme, on doit plutôt savoir les regarder, les regarder vraiment, les aimer aussi, et trouver les mots ou les situations pour les rendre meilleurs afin de saisir le moment magique. Tout en conservant toujours son œil critique.

 

Président est le dernier film que vous avez réalisé. Avez-vous poursuivi votre métier de réalisateur durant ces 12 dernières années ? Quelles sont vos actualités ?

En France, pour des raisons historiques et économiques, les films sont faits par des réalisateurs/scénaristes alors que ce sont deux métiers très différents, qui ne demandent pas du tout les mêmes qualités. C’est pourquoi aux Etats-Unis ces deux métiers sont d’ailleurs dissociés. Initialement, je suis venu au cinéma parce que je me sentais avant tout réalisateur. Après Président, j’ai décidé de devenir scénariste à part entière, c’est un métier qui ne s’improvise pas et cela m’a pris du temps. J’ai beaucoup écrit, j’ai travaillé avec une grande scénariste, Natalie Carter, qui m’a beaucoup appris, et j’ai finalement réussi à écrire un scénario, qui est devenu une co-production internationale et qui va se tourner dans quelques mois au Cambodge. Je suis tombé amoureux de ce pays juste après la sortie de Président, j’y suis revenu quinze fois, et c’est ainsi que l’histoire s’est peu à peu imposée à moi. Je me rends compte aujourd’hui que c’est peut-être de cette manière que s’écrivent les meilleures histoires, en tout cas les plus profondes.

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