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BUENOS AIRES - Pierre Dumas, il connaît la chanson

Marié à une Argentine, père de deux garçons de 9 et 7 ans, Pierre Dumas connaît bien le pays, où il vit depuis de nombreuses années. En plus de son travail journalistique, il anime bénévolement plusieurs sites d'infos sur la musique, notamment On connaît la chanson, consacré à la chanson française et destiné aux hispanophones de toute l'Amérique Rencontre.

D'où venez-vous?
Je viens de Charente, entre Angoulême et Limoges. Avec ma famille, on faisait un élevage de chevaux islandais, avec des stages d'équitation, des voyages avec des cavaliers en Islande.

Depuis quand vivez-vous en Argentine?
Depuis 1994. Je suis marié à une Argentine et j'ai deux garçons.

Que faites-vous?
Je suis journaliste. Je fais des articles pour des journaux et des revues, comme le quotidien La Nación ou des revues de chambres de commerce, par exemple. Je fais aussi des projets éditoriaux pour des tiers, des livres, des guides de tourisme. En plus, je fais un bulletin mensuel sur le Web, On connaît la chanson, qui essaie d'informer la communauté hispanophone sur tout ce qui se passe sur la scène francophone. On peut y lire des présentations de CD, sur le site on peut écouter des extraits de chansons, et il y a aussi une émission dans le style webradio. Pour l'Afrique et le reste du monde, j'ai le bulletin Musiques du monde.

À Buenos Aires, ce que vous aimez?
Ce que j'aime bien c'est le contact avec les gens, la façon de vivre, qui est comme une espèce d'Europe du Sud. J'adore les kiosques aussi! Avec tous les chocolats et les bonbons qu'ils ont! Tous les jours, il y a de nouvelles golosinas qui arrivent, en hiver surtout?

Ce que vous n'aimez pas?
Peut-être surtout que les gens s'accommodent vite de mauvaises situations: la corruption, la bureaucratie, l'état des infrastructures? Ils n'ont pas l'habitude de réclamer, ils ne croient pas qu'ils peuvent arriver à faire changer les choses.

Qu'est-ce qui vous surprend?
Le plus surprenant c'est qu'il n'y avait aucune raison d'être surpris, tout est comme en Europe, un peu d'Espagne, un peu d'Italie, un peu de France? Quand on arrive, on pense que tout est différent et en fait tout est pareil, et ça c'est surprenant!

Votre restau, adresse préférée?
A midi, je vais souvent à la Pétanque. Et le soir, il y a un restau arménien qui est très bien, Garbis, à Villa Crespo.

Vos sorties?
On sort souvent avec les petits. On les emmène faire du vélo ou au Club de amigos, un grand parc à Palermo, il y a de l'espace, on peut y passer la journée.

L'Argentine c'est...?
La capitale intellectuelle de toute l'Amérique latine. Toute cette partie du monde vit au rythme de l'Argentine et surtout de Buenos Aires. Alors qu'en Europe, c'est plus multicéphale.

Vous allez rester?
Pour l'instant, il n'y a aucune raison que je rentre. A chaque fois que je vais en France, quinze jours par an, je trouve que l'ambiance se dégrade. Si je devais rentrer en Europe, j'irais plutôt au sud de l'Italie, d'où est originaire la famille de ma femme.

Propos recueillis par Laurence RIZET. (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires) mercredi 14 février 2007

Les adresses de Pierre Dumas:
Son site On connaît la chanson
La Pétanque, Defensa 596 (San Telmo)
Garbis, Lerma et Estado de Israel (Villa Crespo)
Club de amigos, Figueroa Alcorta 3885

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