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TRADITIONS - La veille de Mos Nicolae

Par Gabriela Pîrloagă | Publié le 04/12/2017 à 00:00 | Mis à jour le 05/12/2017 à 18:04
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Si vous avez grandi en Roumanie, vous avez sans doute gardé en mémoire ce précieux souvenir d’enfance : la veille de Mos Nicolae ou de Saint Nicolas. Après avoir bien nettoyé leurs bottes et les avoir mises soigneusement devant l’entrée, les enfants attendent sagement la tournée de Mos Nicolae (Saint Nicolas). S’ils ont été sages et obéissants, ils trouveront dans leurs bottes pleins de bonbons, de chocolats, des clémentines, des noix ou bien de petits jouets. Les cadeaux sont assez modestes, mais c’est justement ce plaisir d’offrir et cette joie enfantine de recevoir que la fête de Saint Nicolas cultive depuis des siècles. Pour ceux qui ont été désobéissants ou paresseux, la tradition veut qu’ils reçoivent la symbolique « nuielușă », qui vise à les discipliner à coups de... fouets, ce qui  n’est pas sans rappeler notre cher Père Fouettard.

 

Mais d’où vient cette tradition ?


Tout remonte à la nuit des temps, au troisième siècle pour être plus précis, quand Nicolas de Myre, né à Patara, aujourd'hui en Turquie, est devenu une figure légendaire pour sa très grande bonté et pour son esprit charitable. On raconte que suite au décès de ses parents, il fit don de son héritage aux pauvres et partit pour Jérusalem. Par la suite, il devint évêque de Myre et le Saint protecteur des enfants, des veuves et des gens les plus faibles.


Pour ce qui est de l’histoire des bottes, la légende raconte qu’apprenant qu'un père ne pouvait fournir une dot de mariage à ses trois jeunes filles, Saint Nicolas jeta de l'argent dans leurs bas qu'elles avaient mis à sécher sur la cheminée. Grâce à cela, le père assura le mariage de ses trois jeunes filles.

 

Aujourd'hui, les reliques de Saint Nicolas se trouvent dans l'église de Bari en Italie, bien que de petites parties se trouvent dispersées dans plusieurs églises dans le monde, dont certaines se trouvent au monastère d'Aninoasa, dans le comté d'Argeș et à l’église « Sf. Gheorghe Nou » de Bucarest où, à partir du XIXe siècle, la main droite de Saint-Nicolas a été conservée.


Dans la tradition roumaine, le Saint Nicolas est un vieil homme à la barbe blanche qui marque l’arrivée de l’hiver. Selon la conception populaire, ce jour-là, il secoue sa barbe broussailleuse et la neige se met à tomber. Et si la neige n’est pas au rendez-vous, cela veut dire qu’il a bien rajeuni.

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