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Les hôpitaux privés pourront fournir des services médicaux d'urgence

Par Lepetitjournal Bucarest | Publié le 06/02/2020 à 00:00 | Mis à jour le 06/02/2020 à 06:40
Photo : Sasin Tipchai de Pixabay
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Les hôpitaux privés en Roumanie seront payés par l'État pour fournir des services médicaux d'urgence et traiter les patients atteints de maladies chroniques, a décidé le gouvernement dans une ordonnance d'urgence cette semaine. Il s'agit de l'un des plus grands changements dans le système de santé roumain des 30 dernières années.

 

Le gouvernement libéral de Roumanie, dirigé par le Premier ministre Ludovic Orban, a adopté ce mardi 4 février une ordonnance d'urgence qui autorise les hôpitaux privés à fournir des services médicaux d'urgence et à être financés par l'État. La même ordonnance autorise les hôpitaux privés à participer aux programmes nationaux de traitement des maladies chroniques, dont les coûts sont également pris en charge par l'État. Les patients n'auront pas à payer des frais supplémentaires pour l'un ou l'autre de ces services.

 

Jusqu'à présent, les hôpitaux publics étaient les seuls à pouvoir fournir des services d'urgence financés par l'État. De même, le traitement des patients atteints de maladies chroniques, dont les frais sont couverts par l'État à travers des programmes nationaux, était également réservé aux hôpitaux publics. Les hôpitaux privés ne pouvaient participer à de tels programmes que si les hôpitaux publics manquaient de place.

 

L'ordonnance d'urgence adoptée par le cabinet Orban ouvre ainsi la concurrence entre les hôpitaux publics et privés pour attirer les fonds publics.

 

L'ordonnance prévoit que les hôpitaux privés ne seront pas remboursés des sommes plus élevées que les hôpitaux publics pour des urgences similaires et que les hôpitaux privés ne peuvent pas demander aux patients de payer des frais supplémentaires. La liste des hôpitaux privés qui seront autorisés à fournir des services d'urgence sera approuvée par arrêté du ministre de la Santé. Les hôpitaux privés devront respecter certaines normes pour obtenir une autorisation.

 

Le deuxième changement apporté par l'ordonnance d'urgence permet aux hôpitaux privés d'avoir pleinement accès aux programmes nationaux de traitement des patients atteints de maladies chroniques telles que le cancer, le VIH / sida, la tuberculose et les maladies cardiovasculaires. Le traitement de ces maladies est pris en charge par l'État. Les hôpitaux privés n'étaient autorisés à participer à ces programmes que lorsque la capacité des hôpitaux publics était dépassée. Cette restriction n'existera plus et les patients pourront choisir de se faire soigner dans des hôpitaux privés. De plus, les hôpitaux privés ne seront pas autorisés à facturer un supplément pour les services fournis dans le cadre de ces programmes nationaux.

 

L'opposition a critiqué l'ordonnance, affirmant qu'elle représentait la «privatisation» du système de santé public.

 

L'ordonnance d'urgence a été rédigée par le nouveau ministre de la Santé Victor Costache, un chirurgien cardiovasculaire formé en France qui travaille pour le plus grand prestataire de services médicaux privés en Roumanie, MedLife. Le journal Libertatea a écrit que Costache a continué à opérer à l'hôpital Polisano de Sibiu (appartenant à MedLife) même après son entrée en fonction, ce qu'il a fait pendant son temps libre. Interrogé à ce sujet par les journalistes, le Premier ministre Ludovic Orban a déclaré que l'Agence nationale pour l'intégrité (ANI) avait été consultée à ce sujet et n'avait trouvé aucune forme de conflit d'intérêts dans le cas du ministre Victor Costache. Il a ajouté que le ministre n'opérait que le week-end, à la demande de ses patients.

 

 

 

 

source

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Grégory Rateau

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