Édition internationale

La justice européenne désavoue la Haute Cour de Roumanie

La Banque nationale de Roumanie (BNR) estime que l'évolution de l'inflation, de la monnaie nationale et du coût de financement de l'État dépend désormais davantage des choix du gouvernement que de sa propre politique monétaire. C'est l'un des principaux enseignements du compte rendu de la réunion de politique monétaire du 8 juillet, publié lundi par la banque centrale.

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Écrit par Lepetitjournal Bucarest
Publié le 20 juillet 2026, mis à jour le 21 juillet 2026

L'institution souligne que les principaux risques pesant sur l'économie roumaine échappent désormais largement à son contrôle. Les décisions budgétaires du gouvernement, la stabilité politique, ainsi que les tensions géopolitiques internationales devraient avoir un impact plus important sur les marchés financiers que d'éventuelles modifications des taux directeurs.

La BNR constate par ailleurs que les pressions inflationnistes restent particulièrement fortes. En mai, l'inflation annuelle a atteint 10,85 %, tandis que l'inflation sous-jacente, qui exclut les produits les plus volatils, est remontée à 8,5 %. Pour la banque centrale, cette évolution traduit une hausse des prix désormais alimentée par des facteurs structurels de l'économie plutôt que par des phénomènes temporaires.

Parmi les principales sources d'inquiétude figurent les importants déficits budgétaire et courant de la Roumanie, l'incertitude politique, les tensions au Moyen-Orient, les futures décisions budgétaires de l'exécutif, les hausses attendues du salaire minimum ainsi que l'évolution des marchés financiers internationaux.

Malgré ces risques, la Banque nationale a choisi de maintenir son taux directeur inchangé. Elle estime que le ralentissement de l'activité économique contribuera progressivement à freiner l'inflation sans qu'il soit nécessaire de durcir davantage la politique monétaire. L'économie roumaine s'est contractée de 1,2 % au premier trimestre 2026 et la consommation des ménages montre également des signes d'essoufflement.

La banque centrale avertit toutefois que la stabilité du leu, le coût d'emprunt de l'État et les anticipations d'inflation dépendront avant tout de la capacité du gouvernement à mettre en œuvre une politique budgétaire crédible et à réduire les déficits publics. Sans discipline budgétaire, prévient-elle, la politique monétaire ne suffira pas à garantir durablement la stabilité des prix.

Le ton adopté par la BNR apparaît ainsi plus prudent qu'au cours des derniers mois. Si elle continue d'anticiper un reflux progressif de l'inflation, elle reconnaît que celui-ci sera plus lent que prévu et que la lutte contre la hausse des prix dépend désormais autant des décisions politiques que des instruments de la banque centrale.

lepetitjournal.com bucarest
Publié le 21 juillet 2026, mis à jour le 21 juillet 2026
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