Mardi 4 août 2020

Sésame, bouge-toi !

Par Rédaction lepetitjournal.com Birmanie | Publié le 15/07/2020 à 23:00 | Mis à jour le 16/07/2020 à 11:01
Photo : Un champ de sésame dans la région de Magwé
champ de sésame birmanie

Il s’agit certainement d’une sorte de comble en pleine saison des pluies et vu ce qui est tombé récemment sur Mandalay ou sur Yangon, mais dans certaines parties de la région de Magwé, les agriculteurs sont confrontés aux conséquences de… la sécheresse ! Toute relative bien sûr car le soleil ne frappe pas, mais en revanche l’absence de toute pluie durant dix jours d’affilés a commencé à endommager les plants de sésame de la région et les exploitants s’inquiètent ouvertement. « Les jeunes plantes qui ont autour 45 jours n’ont pas assez d’eau car il n’a pas encore assez plu. C’est désormais le moment de la floraison et sans eau, la production de graines va être faible, très faible. Certaines plantes sont déjà hors d’usage. Cette année, nous risquons de faire une récolte deux fois moindre que celle de l’année dernière, et la perte financière sera telle que beaucoup d’agriculteurs seront ruinés », confie un exploitant local.

De fait, si le sésame est une plante qui s’accommode très bien de quantités excessives d’eau ou au contraire de grandes chaleurs et sécheresses, l’arbuste a besoin d’une certaine humidité au moment de sa germination, de sa croissance pendant les premiers jours et de sa floraison. Si l’eau vient à manquer, les rendements sont significativement plus bas.

Pour l’instant, la direction régionale de l’agriculture dit ne rien savoir de si alarmant de la situation des exploitants de sésame et elle préfère apaiser les craintes. « La culture du sésame est quelque chose de très spécifique. Il faut travailler la terre avec plus de soin que pour d’autres plantes et en effet être très attentif à la météorologie. Et puis bien sur changer régulièrement de variété pour ne pas épuiser le sol. Nous assurons des formations régulières autour de cela », explique un technicien de cette direction. Qui poursuit : « S’il est certain que la météo récente est assez néfaste pour le sésame, je ne pense pas que ce soit encore une catastrophe et il n’est pas trop tard pour sauver la récolte. Nous allons aider les cultivateurs locaux et si besoin est, nous espérons pouvoir couvrir une partie de leurs pertes, notamment avec l’aide d’organismes locaux ou internationaux ».

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