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Deux femmes s’évadent du commissariat de Bago

Par Rédaction lepetitjournal.com Birmanie | Publié le 09/03/2020 à 23:00 | Mis à jour le 09/03/2020 à 23:00
Photo : Le commissariat de police de Bago Myoma
Le commissariat de police de Bago Myoma, en Birmanie

L’anecdote en dit long sur la police, ses capacités et la manière dont elle fonctionne… Et elle explique aussi la confiance plus que limitée de la population pour ses forces de l’ordre. Fin février dernier, deux jeunes femmes, Ma Chit Su Wai âgée de 24 ans et Ma Ah Ngal Ma, de 20 ans, sont arrêtées sous une accusation de vol et incarcérées au commissariat de police de Bago Myoma, le principal poste de police de la ville de Bago, cité de plus de 200 000 habitants qui est aussi la capitale de la région éponyme. Dans la nuit du 1er mars, les deux inculpées descellent les barreaux de la fenêtre de leur cellule, se faufilent au dehors et prennent la poudre d’escampette… sans que personne au commissariat n’ait rien noté durant la veille ! C’est officiellement un sergent du poste qui a découvert l’évasion vers 7h le matin en conduisant une ronde de routine.

Bien sûr les autorités supérieures de la police sont furieuses et annoncent une enquête et des sanctions. Mais contre qui ? Les procédures d’incarcération qui ont permis de laisser les deux amies ensemble dans la même cellule ? Les policiers ou policières qui lors de la fouille pré-carcérale ont laissé passer des outils ou des matériaux suffisamment durs pour creuser un mur ? L’entreprise de maçonnerie, qui n’a pas l’air d’avoir posé les barreaux dans les règles de l’art ? Le concepteur de la prison, qui n’a certainement pas lu Le Panoptique de Bentham pour laisser ainsi des fenêtres avec vue sur l’extérieur du commissariat ? Ou encore certains éléments des forces de l’ordre qui ont bien pu donner un petit coup de main et fermer les yeux en échange d’un petit quelque chose… ? En tout cas, les deux évadées courent toujours et ont sans aucun doute un bel avenir dans le cambriolage car desceller discrètement des barreaux de prison dans un commissariat sans se faire prendre n’est pas donner à tout le monde…

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