4 % des adolescents birmans consomment de l’alcool régulièrement

Par Rédaction lepetitjournal.com Birmanie | Publié le 18/12/2019 à 22:00 | Mis à jour le 18/12/2019 à 22:00
Photo : L'alcool de palme est considérablement consommé en Birmanie
L'alcool de palme est considérablement consommé en Birmanie

Selon l’enquête réalisée en 2019 selon la méthode du Global School Based Student Health Survey développée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) afin d’analyser les comportements et les connaissances en matière d’hygiène et de santé des jeunes scolarisés de 13 à 17 ans (Grade 7 à Grade 11 en Birmanie), un peu plus de 4% des adolescents compris dans cette fourchette d’âge boivent de l’alcool régulièrement. Toujours selon cette enquête, la moitié de ces jeunes consomment de l’alcool depuis l’âge de 14 ans et reconnaissent s’être saoulé au moins une fois. L’information a été rendue publique par le ministère de la Santé et des Sports, qui était en charge de la réalisation de cette enquête qui repose sur un questionnaire anonyme collecte sur un échantillon d’environ 3 000 enfants à travers tout le pays.

Le porte-parole du ministère estime que cette donnée sur la consommation d’alcool chez les jeunes est inquiétante car l’alcoolisme a de plus en plus de conséquences néfastes en Birmanie. Or il s’agit d’un comportement acquis d’autant plus intense et difficile à combattre qu’il se développe précocement. Lutter contre la consommation d’alcool chez les plus jeunes est donc essentielle pour préserver la bonne santé de la population sur le long terme.

En particulier, le lien entre maladie mentale et alcool devient très préoccupant puisque le nombre de personnes hospitalisées pour des maladies mentales est passé de « 36 000 en 2012 à 86 000 en 2017, et la plupart du temps ces maladies mentales étaient dues à l’alcoolisme », affirme le haut-fonctionnaire. Bien sûr, un tel chiffre est sujet à de nombreux biais – tenue des registres, accès aux hôpitaux, information sur les maladies mentales – dans un pays qui a beaucoup changé entre 2012 et 2017. Il n’en reste pas moins que l’alcoolisme est un facteur important de nombreuses maladies – l’OMS juge que ce comportement est un facteur étiologique d’au moins 200 maladies – dont les maladies mentales figurent au premier rang. « En Birmanie, le nombre d’alcooliques a doublé entre 2013 et 2018 », affirme le porte-parole du ministère de la Santé et des Sports. Un chiffre à prendre encore avec des pincettes mais qui traduit en revanche à coup sûr une augmentation des cas identifiés depuis quelques années.

Selon l’OMS, 3,3 des quelque 60 millions de personnes qui meurent chaque année dans le monde décède à cause de leur consommation d’alcool, soit plus de 5% des décès. Parmi la classe d’âge des 20 à 30 ans, ce pourcentage triple pour monter à environ 15%.

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