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Signature d’une convention entre Amel et la Belgique

Par Hélène Boyé | Publié le 19/12/2019 à 07:52 | Mis à jour le 20/12/2019 à 10:53
Photo : Kamel Mohanna, Hubert Cooreman
Kamel Mohanna, Hubert Cooreman, Amel, Belgique


L’ONG libanaise renforce ses actions d’éducation et de protection avec le projet pilote intitulée « Parents et enfants, acteurs au cœur de la paix, de l'éducation et de la protection au Liban ! ».

 

Mardi, le fondateur de l’ONG Amel Association International , Dr Kamel Mohanna et l’ambassadeur de Belgique au Liban, M Hubert Cooreman ont signé une convention qui va permettre à Amel de développer un programme entièrement dédié à l'éducation et à la protection des plus vulnérables dans les régions de Ersal, dans la Bekaa et de Haret Hreik, dans la banlieue Sud de Beyrouth, où sont déjà présent certain de ses centres. Pour ce projet qui s’étale sur 20 mois et qui va bénéficier à 1797 personnes dont 1212 enfants, la Belgique s’engage sur la totalité du financement. « Nous collaborons avec Amel depuis 8 ans parce que c’est une organisation non-confessionnelle qui est implantée géographiquement partout au Liban, et qui travaille pour le vivre ensemble » souligne l’ambassadeur Belge.

 

Amel va renforcer ce qu’elle sait déjà faire via une approche participative « on va avoir des activités basées sur l’éducation, sur la protection, en s’appuyant sur les relations intergénérationnelles entre les parents et les enfants et entre les communautés, pour plus de cohésion social » explique Laetitia Abélard, chargée du programme éducatif chez Amel. Le leitmotiv de l’ONG « c’est le respect de la dignité humaine » insiste M Mohanna.

 

Concrètement, « on travaille avec tout le monde, c’est uniquement sur des critères de vulnérabilité qu’on peut accéder à nos activités, des critères objectifs qui ne sont pas dépendant de la communauté » souligne la chargée du programme éducatif. Les critères de vulnérabilité éducative sont par exemple les cas d’enfants déscolarisés ou d’enfants avec des problèmes d’apprentissage et c’est l’ensemble de la famille qui est pris en compte «  lorsqu’une mère bénéficie d’une formation professionnelle, l’enfant pourra lui aussi bénéficier d’un soutien éducatif » explique Laetitia Abélard.

Les deux tiers du budget vont permettre de recruter de nouveaux professeurs, assistantes sociales, animateurs, coordinateurs, psychologues et même des chauffeurs pour transporter les enfants aux centres parce que l’un des objectifs majeur d’Amel est l'accès universel à l'éducation. L’approche est aussi qualitative, le taux d’encadrement est élevé avec par exemple des classes de 20 enfants maximum. « Pour nous, c’est l’approche inclusive d’Amel, le dynamisme de ses équipes et son efficacité tout au long de ces années qui nous conforme à nous engager à ses côtés » se félicite l’ambassadeur de Belgique.

 

Depuis 40 ans, l’ONG intervient à travers 25 centres, six cliniques mobiles, une unité mobile de protection et deux unités mobiles éducatives dans les régions les plus déshéritées du Liban, de Beyrouth et sa banlieue Sud en passant par le Mont Liban et la Bekaa jusqu’au Liban sud. Au cours des 10 dernières années, Amel a développé ses activités sur le plan international via Amel France, Amel USA et Amel Genève. L’organisation a toujours proposé des services de qualité accessibles à tous dans les domaines médicaux, psychosociaux, de la formation professionnelle, du développement rural, de la protection de l’enfance et de la promotion des droits de l’Homme.

 

Laetitia Abélard, Kamel Mohanna, Hubert Cooreman, Jeroen Dubois
Laetitia Abélard, chargée du programme éducatif chez AMEL, Kamel Mohanna, fondateur de Amel, Hubert Cooreman, ambassadeur de Belgique au Liban, Jeroen Dubois, premier secrétaire

 

kamel Mohanna, Hubert cooreman

 

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Hélène Boyé, directrice de la publication de LPJ Beyrouth

Hélène Boyé

Co-fondatrice et directrice de publication LPJ Beyrouth. Expatriée depuis plus de 17 ans au Liban, atteinte de « libanolose », mon seul désir, faire connaitre le Liban sous un autre regard.
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