Face au conflit au Moyen-Orient, le réseau mlfmonde a rapidement activé une cellule de crise pour accompagner ses établissements et garantir la sécurité des élèves et des personnels. Que l’enseignement soit à distance, qu’il y ait des ouvertures progressives ou des dispositifs de soutien, “les équipes éducatives font preuve d’une forte capacité d’adaptation pour assurer la continuité pédagogique”. Entretien avec un porte-parole du Réseau mlfmonde.


La Mlf s'associe à la cellule de crise avec l’AEFE et son délégué sur place fait un point quotidien avec le poste diplomatique
Comment la MLF accompagne ses établissements concernés par le conflit dans la région du Moyen Orient ?
Dès les premières heures du conflit, la direction générale du Réseau mlfmonde a suivi au plus près l’évolution de la situation, en réunissant une cellule de crise dédiée avec les chefs des établissements concernés. Cette cellule est réunie plusieurs fois par semaine. Par ailleurs, la Mlf s'associe à la cellule de crise avec l’AEFE et son délégué sur place fait un point quotidien avec le poste diplomatique. La sécurité des personnels et des élèves constitue notre priorité absolue. Le Réseau mlfmonde a témoigné de sa solidarité et de son engagement directement auprès des personnels et des familles par courrier.
Les établissements s'organisent comment au quotidien ?
Dans nos établissements en pleine responsabilité au Liban et à Bahreïn, l’organisation repose sur un fonctionnement très agile, permettant de basculer facilement en enseignement à distance. Depuis le début de la guerre, les équipes ont basculé rapidement d’un mode à l’autre en fonction de la situation sécuritaire, en s’appuyant sur des outils numériques déjà maîtrisés. L’objectif est de garantir la continuité pédagogique sans rupture, tout en maintenant un haut niveau d’exigence et en assurant la sécurité des élèves et du personnel. Pour entrer dans le détail, de par sa situation géographique et sur instruction du ministère bahreïni de l'éducation, le lycée français de Bahreïn (Muharraq) est en enseignement à distance à 100 % depuis le début du conflit.
Les établissements du Liban ont d’abord été fermés sur instruction du ministère libanais de l’éducation. Ils ont donc tous mis en place de l’enseignement à distance, synchrone et asynchrone. Dès que la situation sécuritaire l’a permis, et depuis le 10 mars, les établissements les plus au Nord (Tripoli et Jounieh) ont rouvert en présentiel. A Beyrouth, la situation est plus contrastée. Si les deux établissements (le Grand Lycée Franco-Libanais et le lycée Verdun) ont repris les cours en présentiel en adaptant les horaires, notamment à la demande des parents qui tiennent à la continuité pédagogique en présentiel, le lycée Verdun n’a rouvert ses portes qu’en début de semaine, et le GLFL a dû s’adapter en adoptant l’enseignement à distance de façon ponctuelle. Plus au sud, à Nabatieh, le Lycée Franco-Libanais de Habbouche-Nabatieh est fermé, avec un enseignement assuré à distance.

Il faut souligner une mobilisation extraordinaire et un grand professionnalisme de toutes les équipes de direction et les équipes pédagogiques.
En parallèle de cette organisation, une attention particulière est portée au bien-être des élèves et des personnels. Nous pouvons citer quelques actions spécifiques : Le Lycée Verdun a mis en place une cellule d’écoute à destination des parents, des élèves et des enseignants, mobilisant psychologues, infirmiers et médecins scolaires. Au Lycée Nahr Ibrahim, un webinaire a été organisé sur la santé mentale, notamment autour de la gestion du stress des élèves en période de conflit.
Il faut souligner une mobilisation extraordinaire et un grand professionnalisme de toutes les équipes de direction et les équipes pédagogiques. Les élèves non seulement poursuivent les cours, mais participent également à de nombreux projets pédagogiques comme la Semaine des mathématiques, la Semaine de la presse et des médias dans l’École avec notamment des interventions de journalistes professionnels, la Semaine de la langue française et de la Francophonie, etc. C’est tout simplement admirable.
Avez-vous un message à faire passer aux professeurs et parents d'élèves des établissements dans la région du Moyen Orient ?
Nous exprimons notre soutien indéfectible et notre solidarité aux personnels pédagogiques et à l’ensemble des communautés éducatives : élèves, familles, personnels enseignants et administratifs, équipes de direction.
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