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Karim Faddoul, Liban et Syrie : " aucun Français ne doit renoncer à ses droits "

Dans le cadre de la campagne des élections consulaires, nous donnons la parole aux têtes de liste du Liban et de la Syrie . Karim Faddoul se présente pour la liste Ensemble au service des Français du Liban et de Syrie.

Karim Faddoul se présente pour la liste Ensemble au service des Français du Liban et de Syrie. Karim Faddoul se présente pour la liste Ensemble au service des Français du Liban et de Syrie.
Karim Faddoul, élections consulaires 2026

 

Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?

Je suis Karim Faddoul, expert en développement des affaires et partenariats, établi au Liban. J'ai choisi de m'engager dans cette élection parce que notre communauté traverse une période particulièrement exigeante et mérite une représentation à la hauteur de ses besoins. Je conduis la liste « Ensemble au service des Français du Liban et de Syrie », une équipe de onze colistiers aux profils complémentaires — médecins, avocate, universitaires, experts en finance, en événementiel, en gestion de crise — unis par une conviction simple : être élu consulaire, c'est une mission à responsabilité, pas un titre honorifique.

 

Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ?

C'est avant tout être un facilitateur concret au quotidien. Le conseiller est l'intermédiaire entre les citoyens et les institutions — consulat, parlementaires, Assemblée des Français de l'Étranger. C'est une mission de terrain, exigeante et continue, qui dépasse largement le rôle symbolique que certains lui prêtent. Au Liban comme en Syrie, nos compatriotes font face à des défis très concrets : l'accès aux soins, la protection sociale, le coût croissant des établissements scolaires français, les démarches administratives dans un environnement instable. Notre mission repose sur quatre piliers : la proximité, l'engagement, la transparence et l'efficacité. Concrètement : aucun Français ne doit renoncer à ses droits faute d'accompagnement.

 

Karim Faddoul, élections consulaires 2026

 

Comment avez-vous constitué votre liste ?

Nous avons voulu construire une équipe qui ressemble à notre communauté dans toute sa richesse et sa diversité. Chaque profil correspond à un champ d'action concret : la médecine pour l'accès aux soins et la gestion de crise, le droit pour la défense des dossiers complexes, la finance pour les enjeux économiques, l'université pour l'éducation, l'événementiel pour le tissu associatif. Cette complémentarité n'est pas le fruit du hasard : c'est une méthode. Nous avons voulu que notre liste soit capable de travailler collectivement sur l'ensemble des problématiques de la communauté, tout au long du mandat, pas seulement en période électorale.

 

Pourquoi est-il important pour les Français de l'étranger de prendre part à ces élections consulaires ?

Parce que le décalage entre les besoins de notre communauté et le niveau de participation est alarmant. Sur près de 20 000 Français inscrits sur les listes électorales au Liban, seuls 3 000 à 5 000 votent habituellement. Ce taux d'abstention massif témoigne d'une méconnaissance profonde de cette fonction et d'un sentiment de déconnexion entre l'institution et les citoyens. Or, ces élections déterminent qui portera la voix de la communauté à Paris, qui siégera à l'AFE, qui interpellera les autorités françaises sur les bourses scolaires, les aides sociales ou l'adaptation de la Caisse des Français de l'Étranger à notre réalité locale. S'abstenir, c'est laisser d'autres décider à sa place.

 

Karim Faddoul se présente pour la liste Ensemble au service des Français du Liban et de Syrie.

 

Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?

L'isolement face à la complexité. La réalité des Français du Liban est loin du cliché de l'expatrié privilégié : la crise économique, l'instabilité sécuritaire et les tensions administratives ont fragilisé de nombreuses familles. Beaucoup ne savent pas vers qui se tourner, ou renoncent à faire valoir leurs droits parce que les démarches paraissent inaccessibles — notamment pour ceux qui résident hors des grands centres ou qui sont éloignés du numérique. C'est pourquoi notre mesure phare est la création d'un Guichet Unique Associatif : un point de contact identifié, un accompagnement structuré, une réponse garantie à chaque sollicitation. Ce dispositif ne se substitue pas au consulat — il agit en complément, comme un vrai relais de proximité. Parce qu'un Français à Beyrouth ou à Damas mérite le même niveau de service qu'ailleurs.

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