Alors que le très réputé Yaam se préparait à devoir déménager de la Stralauer PLatz d'ici à janvier, les membres du club ont annoncé vendredi dernier sur leur site que le temple du reggae était encore loin de faire ses adieux à Berlin. Et ce, pour deux raisons. La première est assurée officiellement, la seconde un peu moins. Le 14 décembre, le conseil d'administration de la société immobilière Liegenschaftsfonds appartenant à l'Etat de Berlin, a accordé au Yaam la possibilité de reprendre en 2014 le terrain, jusqu'ici occupé par le très célèbre Maria am Ostbahnhof, devenu entre-temps le Magdalena. Le Yaam pourra donc continuer son aventure berlinoise, mais quelques mètres plus loin. Cette décision a été rendue possible par un accord avec les propriétaires du Magdalena, dont le contrat avec la société immobilière de Berlin se termine le 30 janvier 2014.
Pour bien comprendre la situation, il faut revenir quelques années en arrière. L'époque où chacun pouvait improviser un club, un bar ou encore un squat sans que l'Etat n'ait les moyens de faire ou dire quoique ce soit. Ce temps est évidemment celui de l'après chute du mur, du début des années 90, durant lequel est fondé le Maria am Ostbahnhof. Mais comme tant d'autres clubs qui ont émergé dans les mêmes années, le Maria a été menacé par le projet Mediaspree qui a commencé à réellement voir le jour en 2009-2010, malgré les nombreuses protestations populaires de 2008. L'Etat de Berlin vend alors ses terrains à des investisseurs privés, dont celui au pied du Schilling Brücke. C'est un litige qui a alors permis au Maria de rester quelques années encore. Ce dernier a été fermé une courte période avant de renaître sous un autre nom, celui du Magdalena. Un nouveau contrat a été signé jusqu'en 2014 mais une fois celui-ci arrivé à son terme, ce seront les membres du Yaam qui investiront l'endroit. D'ici là, le temple du reggae compte sur la bonne volonté d'Urnova, les propriétaires privés du terrain occupé actuellement par le Yaam, pour rester encore un an de plus, et continue donc son combat pour que cette volonté devienne réalité.
(www.lepetitjournal.com/Berlin) mardi 18 novembre 2012
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