Édition internationale

SORTIR - Club français à Berlin : "Je danse, donc je suis"

Écrit par Lepetitjournal Berlin
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012

Danser jusqu´au bout de la nuit sur du Claude François dans le grenier d´un théâtre ? C´est possible avec le DJ franco-allemand Luc Le Truc, alias Florian Pfefferkorn, et les soirées "Club Français". Découvrez une nouvelle soirée française ce soir au Ballhaus!

Il est cinq heures du matin. Le jour se lève sur la mairie de Hambourg. Sur les canapés ou dans la cage d´escalier du Thalia Theater, les danseurs fatigués reprennent leur souffle en sirotant des bières. Ces fêtards francophiles se déhanchent depuis plusieurs heures dans la salle haut perchée du Nachtasyl, sous les toits du vénérable théâtre Thalia.
Aux platines, le DJ franco-allemand Luc Le Truc, alias Florian Pfefferkorn, enchaîne la chanson musette des Hurlements de Léo et le dernier tube de Cali, en passant par Ella, elle l'a de France Gall. Les danseurs retrouvent leur entrain et retournent de plus belle sur la piste. Ce n'est pas par hasard que la soirée s'intitule "Je danse, donc je suis"!

La french touch en piste
Créées il y a 4 ans à Hambourg et en passe de s'exporter à Berlin, les soirées Club Français sont devenues une institution qui attire les étudiants Erasmus comme les Allemands francophiles. "Quand je passe certaines chansons et que les bras se lèvent, que ça crie ou que les gens assis se jettent sur la piste, je sais que des Français sont là", explique Florian. Ex-membre du groupe Les Frères Checkolade, le jeune homme, juriste dans le civil, vient de déménager à Berlin où la première soirée club français aura lieu à la Ballhaus le 20 juin prochain.

Savoir d'où l'on vient 
"Si j'avais connu cette musique étant petit, je n'aurais pas pu la découvrir comme je l'ai fait", continue Florian. Né d'un père allemand et d'une mère française, Florian et son frère Adrian, occasionnellement lui aussi derrière les platines, ont toujours vécu en Allemagne. En grandissant, Florian se découvre un "grand besoin d'apprendre à connaître la culture française", qu'il ne connaît que par les vacances annuelles dans la famille et les berceuses chantées par sa mère.
Le jeune homme parcourt les marchés aux puces de l'Hexagone et commence une collection de vinyles francophones touche à tout. Il y a une dizaine d'années, Florian fait ses premiers pas à la radio avec l'émission La multiplication de l'amusement, toujours diffusée sur la fréquence libre FSK 93.0 le deuxième mercredi du mois. Parallèlement, il commence à passer de la musique dans des bars ou dans des soirées privées. Il est ensuite recruté par un club pour animer des soirées "french touch".

Les années 60, petite faiblesse des Allemands
Malgré un public hétéroclite, l'alchimie du Club Français prend. Les tubes internationaux de Daft Punk ou plus récemment de Justice sont incontournables, mais les succès des années 60, très appréciés des Allemands, sont aussi au rendez-vous. Le public d'outre-Rhin est parfois indécis devant des morceaux inconnus, mais se laisse rapidement emporter en remarquant les visages "rayonnants"des Français qui auront reconnu un classique ou craqué pour une nouvelle perle rare.
"C'est de passer cette musique dans des boîtes branchées du Kiez qui a fait le charme de la chose", explique Florian. Les Français n'hésitent pas à se défouler sur des morceaux qu'ils trouveraient "ringards"ailleurs. "Je pourrais passer des disques pendant 20 heures non stop. En France, il n'y a pas de domaine qui ne soit pas occupé avec de la musique géniale", conclut Florian Pfefferkorn. Ca promet ! 
Margot REIS. (www.lepetitjournal.com/berlin.html) vendredi 20 juin 2008

Y aller :
Je Danse à Berlin : au Ballhaus à partir de 23 h le vendredi 20 juin, Chaussestrasse 102 (U Zinnowitzerstrasse / S Nordbahnhof / M12)

{mxc} 

icone carré
Publié le 20 juin 2008, mis à jour le 13 novembre 2012
Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.

Sujets du moment

Flash infos