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Législatives #5ecirco : interview de Raphaël Chambat

Par Lepetitjournal Barcelone | Publié le 05/04/2018 à 19:41 | Mis à jour le 05/04/2018 à 19:46
Photo : DR
raphael chambat

Suite à l'annulation par le Conseil constitutionnel du scrutin de juin 2017, les élections législatives pour (ré)élire un député sur la 5e circonscription des Français de l'étranger (Espagne, Portugal, Andorre, Monaco), auront lieu les 8 et 22 avril. Nous avons sollicité l'ensemble des candidats afin, sur cette courte campagne, de les présenter à notre lectorat.

 

Candidat Les Républicains, du rassemblement de la droite, du centre et de la société civile, jouissant de l'investiture Les Républicains et Les Centristes, Raphaël Chambat, 31 ans, Barcelonais d'adoption, Conseiller consulaire sur la circonscription de Barcelone, était suppléant de Laurence Sailliet en juin 2017. Nous retranscrivons ici les réponses faites par écrit par le candidat aux questions que nous lui avons envoyées par courrier.

 

lepetitjournal.com : Que pensez-vous de l'annulation des élections décidée par le conseil constitutionnel en février dernier ?


Raphaël Chambat : L’annulation de l’élection de l’année dernière est justifiée puisque de nombreux Français n’ont pas pu voter par correspondance. Leur vote a-t-il moins de valeur que celui des autres ? Je trouve inacceptable que la candidate En marche, députée sortante crie au scandale alors que c’est le Conseil constitutionnel, institution indépendante, qui a décidé d’annuler son élection. Le Conseil constitutionnel ne statue pas à la légère ! A-t-il annulé l’élection de Manuel Valls alors que celle-ci a été beaucoup critiquée ? Non, si le Conseil constitutionnel a décidé d’appeler les Français de la circonscription à nouveau aux urnes, c’est une décision qui doit être respectée. Si on veut être député et représenter tous les Français d’Espagne, du Portugal, d’Andorre et de Monaco, il faut savoir être respectueuse de nos institutions et de tous les Français qui ont le droit de s’exprimer et de voter.

 


Depuis les élections législatives du mois de juin 2017, où vous étiez suppléant de Laurence Sailliet, quel a été votre parcours à l’échelle personnelle, professionnelle et politique ?


J’ai 31 ans et je réside à Barcelone depuis de nombreuses années. J’y travaille comme beaucoup d’expatriés. Je pense que les Français veulent des élus qui leur ressemblent, et les Français de l’étranger des élus qui vivent leur quotidien. Moi je ne vis pas de la politique. A côté de mon emploi, j’ai souhaité très tôt aider ma communauté car j’ai cette passion de la France et des Français.
Toute ma jeunesse, j’ai vu mes parents, mes grands-parents, être engagés dans le monde associatif ou local de ma région d’origine. J’étais fier de les voir être parents d’élèves, présidents ou membres d’associations. J’étais fier car ils ne recherchaient pas la reconnaissance ou le confort financier comme le font trop de nos politiques actuels. Ils se sont engagés pour servir l’intérêt commun. Et c’est ce que je fais dans le cadre de mon mandat de Conseiller consulaire élu pour les Français d’Espagne, et c’est ce que je veux continuer à faire pour les citoyens de la circonscription à l’Assemblée nationale.
Je veux que les Français d’Espagne, du Portugal, de Monaco et d’Andorre aient enfin un député qui leur ressemble. Un député qui sait ce que c’est de travailler pour vivre, un député qui payera l’école de ses enfants comme eux, un député qui porte leur voix. Celle de Français expatriés qui n’en peuvent plus de ne pas avoir de places dans nos lycées, qui n’en peuvent plus de se voir qualifier de privilégiés. C’est le sens de notre candidature avec Françoise Conestabile. 


 
Pourquoi les Républicains ont-ils fait connaître si tardivement leur candidat ? N’est-ce pas un handicap compte-tenu du peu de temps disponible pour cette campagne ?


Je suis respectueux des procédures et avant de me lancer dans cette campagne, je me devais d’attendre le feu vert de la commission d’investiture des Républicains. J’ai aussi reçu l’investiture des Centristes, le parti du président de la région de Haute-Normandie, Hervé Morin, qui ne transige pas sur ses valeurs et est clair sur ses alliances. Je veux rassembler tous les Français autour de ma candidature d’union de la droite, du centre et de la société civile. Je serai un député qui n’est pas perdu dans la masse des députés En marche, et c’est essentiel car ils ont converti l’Assemblée nationale en chambre d’enregistrement, ils votent sans penser ou votent contre les intérêts des Français de l'étranger.
Nous avons en effet peu de temps pour mobiliser nos électeurs. Si la candidate En marche est certes partie plus tôt, bien que son investiture ait été contestée par des membres de son parti, c'est peut être pour faire oublier son bilan. En effet tout le monde peut constater qu'elle est très peu intervenue à l'Assemblée nationale, si on se base sur le site indépendants NosDéputés.fr. De même, nous constatons qu'elle n'a rien fait pour éviter "la casse" des établissements scolaires français à l'étranger. Enfin, qu'elle a voté une augmentation des impôts CSG-COTAM…

 
Quelles sont les grandes lignes du projet que vous avez imaginé pour les Français de la 5e circonscription et quelles sont, selon vous, les problématiques les plus importantes à traiter ?


Je veux d’abord avoir une pensée pour les victimes et blessés de l’attentat dans l’Aude et plus particulièrement pour le Colonel Beltrame. Je crois que nous lui devons cet hommage. Il a montré que les Français ne céderont pas devant le terrorisme et l’islamisme radical. La France ne peut plus se permettre tous ces morts et blessés. Je veux plus de sécurité pour nos compatriotes. La principale des libertés c’est la sécurité. Or le gouvernement actuel ne garantit pas la sécurité des Français. Les derniers évènements dans l’Aude ont montré la naïveté du gouvernement actuel et des députés En marche qui n’ont pas pris la mesure de la gravité de la situation en France. Nous voulons l’isolement en prisons des détenus radicalisés, il n’est pas acceptable qu’ils continuent leur recrutement sur notre sol. Nous voulons aussi l’expulsion des fichiers S étrangers et l’interdiction du retour en France pour ceux partis faire le djihad. 
Le gouvernement fait peser la menace d’une hausse de l’impôt CSG-COTAM généralisée pour les Français vivant à l’étranger alors qu’il a déjà assommé plus de 8 millions de retraités français de +25% de CSG. Je propose une règle simple : aucune augmentation d’impôts et de taxes alors que la France est déjà n°1 européen pour son niveau de prélèvements obligatoires. Les Français ne doivent pas payer la mauvaise gestion du gouvernement. Le travail de toute une vie mérite la tranquillité d’avoir une retraite digne.
Je veux l’école Française pour tous. Le gouvernement abandonne aussi nos établissements scolaires à l’étranger. Alors qu’il continue d’augmenter les dépenses de l’Etat (+7,3 milliards d’euros cette année), le gouvernement a brutalement coupé de -10% le budget de l’Agence en charge de nos écoles à l’étranger, (AEFE). Il augmente encore la pression sur des établissements scolaires qui manquent déjà de places et ne suivent plus. Conséquence : plus de 340 postes vont être supprimés d’ici deux ans et les tarifs de scolarité continuent d’exploser. Ils avaient déjà augmenté d’un quart en cinq ans pour atteindre 5.000 € par an en moyenne. Je propose de rétablir le budget de nos établissements scolaires à son niveau de 2012 afin de garantir sa pérennité et son accessibilité. 
Je propose également d’améliorer l’application des règlements de coordination des régimes de retraites afin d’assurer la continuité des prestations. Trop souvent nos compatriotes n’ont aucun soutien, je souhaite donc être ce relais.
Je veux aussi mieux soutenir nos associations qui font un travail exceptionnel partout dans la circonscription. Il faut reconnaitre leur action et leur apporter plus de moyens. Le gouvernement ayant supprimé la réserve parlementaire, je veillerai à ce que la nouvelle réforme de financement des associations à l’étranger soit juste et permette à toutes ses associations de disposer de moyens.
Je veux aussi soutenir nos entrepreneurs, il est bien beau de dire qu’ils sont "nos ambassadeurs à l’étranger" mais nos entrepreneurs ont surtout besoin d’être soutenus dans leur développement et dans leur vie quotidienne.
Pour Andorre je souhaite la réouverture immédiate du Consulat, il n’est pas normal que la France abandonne Andorre et ferme ses consulats en Europe. 

 

Si vous êtes élu, de quelle façon allez-vous vous organiser pour être présent et accessible auprès des Français de la circonscription ?


Nous avons la chance d’avoir une circonscription à taille humaine avec 4 pays. Je me déplacerai donc dans toutes les régions à la rencontre des Français. Je souhaite être un député présent pour tourner la page des 2 députés socialiste et En marche qui sont responsables de l’abstention. A force de ne pas se sentir écoutés, les Français n’y croient plus. Je veux redonner confiance aux Français d’Espagne, du Portugal, d’Andorre et de Monaco. Je serai ici à vos côtés et efficace à l’Assemblée nationale. Je soutiendrai les réformes du gouvernement qui iront dans le bon sens, celui de l’intérêt de la France et des Français vivant en Espagne, en Andorre, à Monaco et au Portugal. En revanche, je m’opposerai vigoureusement aux projets contraires à vos intérêts comme les dernières fermetures de consulats, en Andorre, le matraquage fiscal prévu pour les Français de l’étranger et l’abandon de l’enseignement pour nos enfants.

 

Que peut-t-on dire à nos lecteurs pour les inciter à aller voter les 8 et 22 avril ?


J’appelle tous nos électeurs à se déplacer le 8 avril. Cette élection est trop importante pour adresser un message au gouvernement. Les attaques sont trop nombreuses. Sur la scolarité, les impôts, la sécurité… 
C’est le moment de demander plus de places dans nos écoles, zéro hausse de la fiscalité, une administration plus efficace et plus proche de vous… Le 8 avril avec Françoise Contestable, nous comptons sur vous. Votez pour qu’enfin votre voix soit écoutée ! 

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2 CommentairesRéagir
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SebMadrid ven 06/04/2018 - 23:05

On se demandait si le "candidat de la droite" était encore quelque part en Espagne... invisible avant, ainsi que pendant la campagne. Il souhaite payer la scolarité sans enfants, connaître les français quand il sera élu (n'aurait-il pas dû déjà s'y intéresser avant de se présenter ??). Se déclare clairement en faveur de la politique sécuritaire de LR qui cherchent à charmer leur droite de la droite. Pas un mot sur sa candidate 2017 mme Saillet, partie à Paris suite à son recours? Risible

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Thierry ven 06/04/2018 - 15:22

Du classique. De belles paroles mais il ne nous explique pas pourquoi Mme Sailliet n´est pas venu se représenter face aux Francais de la circonscription alors que c´est elle qui a provoqué cette annulation!

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