Édition internationale

TRAFIC HUMAIN - La Thaïlande mise en garde contre de possibles sanctions

Écrit par Lepetitjournal Bangkok
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012

Les États-Unis ont placé lundi la Thaïlande et d'autres pays d'Asie dans sa liste de surveillance sur le trafic humain, leur reprochant de ne pas œuvrer suffisamment pour empêcher les femmes d'être forcées à se prostituer. "Chacun de nous a la responsabilité d'amener cette pratique à un terme", a déclaré la Secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton. Un rapport officiel estime à 12,3 millions le nombre de personnes victimes de trafic en 2009 et 2010, un chiffre en diminution depuis dix ans. Cette décision ouvre la voie pour les États-Unis à couper certaines aides civiles, bien que cela fonctionne surtout comme une mesure de pression symbolique. Pour Jim Webb, sénateur américain en charge des relations américaines avec l'Asie de l'est, cette sanction de la Thaïlande est une erreur "à un moment ou ce type d'assistance est désespérément nécessaire pour renforcer les réformes en Thaïlande, et promouvoir la stabilité politique", a-t-il déclaré dans une lettre adressée à Hillary Clinton. Le Département d'Etat estime que la Thaïlande est une destination, une source, et un point de transit pour les trafiquants, avec des ethnies minoritaires et citoyens des pays frontaliers susceptibles d'être victimes d'abus sexuel ou de travail forcé. Les Etats-Unis ont par ailleurs ajouté d'autres pays d'Asie à leur liste de surveillance, notamment Singapour, le Vietnam, l'Afghanistan, Brunei ou encore le Laos. Le Bangladesh, la Chine, l'Inde, la Micronésie, les Philippines et le Sri Lanka restent toujours sur cette liste.
(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html avec AFP) mercredi 16 juin 2010

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Publié le 16 juin 2010, mis à jour le 13 novembre 2012
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