La Thaïlande confirme la faible virulence d’Omicron, mais reste alerte

Par La rédaction de Bangkok | Publié le 28/12/2021 à 03:11 | Mis à jour le 28/12/2021 à 04:25
Photo : Reuters
Traitement-Covid-Thailande_0

Le nombre de personnes infectées par le variant Omicron en Thaïlande est passé à 514, la plupart des symptômes étant bénins, a annoncé lundi le centre de gestion de la situation du Covid-19 (CCSA). 

Le secrétaire permanent du ministère thaïlandais de la Santé, le Dr Kiattiphum Wongrajit, a déclaré lundi que si la souche Omicron est beaucoup plus transmissible que le variant Delta, les symptômes sont relativement légers et peuvent être contrôlés.

Les observations thaïlandaises vont dans le sens de plusieurs études réalisées en Afrique et en Europe qui soulignent la faible virulence du nouveau variant du coronavirus. Ce que semble confirmer jusqu’ici la baisse continue du nombre de morts du Covid-19 dans le monde depuis novembre, lorsque le variant Omicron a été découvert en Afrique du Sud.

Le pire des scénarios moins grave qu’avec le Delta

Toutefois, compte tenu de la capacité de contagion d’Omicron, les autorités estiment que le nombre d’infections au coronavirus pourraient atteindre entre 10.000 et 30 000 cas par jour au début de l'année prochaine, avec un maximum de 180 décès quotidiens.

La Thaïlande a signalé mardi 2.305 cas d’infection au Sars-CoV-2 et 32 décès du Covid-19, soit dix fois moins qu’en août, lorsque la dernière épidémie, la plus sévère que le royaume ait connue, avait atteint son pic.

Relativement peu touché en 2020 pour des raisons toujours inexpliquées, le royaume a connu cette année une troisième épidémie de coronavirus qui a causé 21.536 morts, soit plus de 99,5% du total des décès dus au Covid-19.

Au plus fort de l’épidémie, le 13 août, le bilan journalier faisait état de 312 morts et de 23.418 cas d’infections au coronavirus.

Suffisamment de lits d’hôpitaux

Lorsque le premier cas d’Omicron a été signalé en Thailande début décembre, le Premier ministre Prayuth Chan-O-Cha avait assuré qu’un nouveau confinement n’était pas à l’ordre du jour et que les autorités feraient tout pour l’éviter, compte tenu des dégâts immenses que de telles mesures infligent à l’économie et aux populations les plus fragiles. 

Par mesure de précaution, les autorités ont toutefois rétabli la quarantaine obligatoire pour les voyageurs de l’étranger, le 21 décembre, et ce jusqu’au 4 janvier au moins.

Le Dr Kiattiphum Wongrajit, a appelé à la coopération de la population pour respecter les règles sanitaires afin de minimiser les risques à l’approche des célébrations de la nouvelle année. 

Cité par le Bangkok Post, il a par ailleurs assuré que les hôpitaux du pays disposaient de suffisamment de lits pour gérer la situation.

"Nous avons plus de lits d'hôpitaux qu’il n’en faut", a-t-il déclaré. "Nous avons traversé l’épidémie de Delta qui était plus meurtrier."

0 Commentaire (s) Réagir
À lire sur votre édition locale
À lire sur votre édition internationale