TEST: 2238

Le moine blanchisseur, accusé de viol sur une mineure

Par La rédaction de Bangkok | Publié le 06/07/2013 à 22:00 | Mis à jour le 14/10/2021 à 06:59

Les révélations se succèdent au sujet de Phra Wirapol Sukphol. Alors qu'il fait l'objet d'une enquête pour blanchiment d'argent, les autorités ont découvert qu'il avait une femme de 26 ans et avait eu des relations sexuelles avec sept autres femmes, dont une adolescente de 14 ans avec qui il a eu un bébé.

L'étau se resserre autour de Luang Pu Nen Kham Chattiko, plus connu sous le nom de Phra Wirapol Sukphol. Une vidéo postée sur Youtube en juin avait mis en exergue le train de vie scandaleusement élevé de ce moine supérieur d'un temple de Si Sa Ket dans le nord de la Thaïlande. Le Bureau de lutte contre le blanchiment d'argent (AMLO) mène actuellement une enquête sur ce religieux aux activités douteuses. AMLO estime son patrimoine à 25 millions d'euros. Le moine serait ainsi propriétaire d'au moins deux maisons et de 13 motos. Sous couvert de mener des projets de construction d'un hôpital et d'une réplique de Bouddha, il aurait détourné, avec des complices, des millions bahts.

Samedi 6 juillet, le Département des enquêtes spéciales (DSI) a affirmé, rapporte le Bangkok Post, que Phra Wirapol Sukphol avait une femme de 26 ans et a eu des “relations intimes” avec sept autres femmes. Ce qui normalement, vu son statut, lui est strictement interdit. Le DSI a indiqué que le moine avait eu notamment des relations sexuelles avec une adolescente de 14 ans, avec qui il a eu un bébé. Les faits remontent à plus d'une dizaine d'années. Il va donc être poursuivi pour viol sur mineure. La jeune maman bénéficie d'un programme de protection des témoins de la part du DSI.

Le DSI a par ailleurs découvert l'existence de 41 comptes en banque ayant un lien avec ce moine et ses associés. DSI et AMLO poursuivent leurs enquêtes pour connaître l'étendue des malversations. Un abbé d'un temple situé dans le district de Nakhon Pathom a déposé plainte contre le “moine blanchisseur”, plus communément appelé par la presse locale “moine jet-setteur”, vendredi 5 juillet car il estime que lui et ses associés sont des usurpateurs.

Phra Wirapol serait actuellement en France. Il devait rentrer le 31 juillet, mais il a reporté pour le moment son retour en Thaïlande. Le DSI souhaite demander la coopération des autorités françaises pour l'extrader, rapporte le Bangkok Post.

LB lundi 8 juillet 2013

Sur le même sujet
0 Commentaire (s) Réagir
À lire sur votre édition locale