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La Thaïlande parmi les 14 pays pouvant voyager en Europe

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REUTERS/Athit Perawongmetha
Écrit par Lepetitjournal.com Bangkok avec Reuters
Publié le 1 juillet 2020, mis à jour le 1 juillet 2020

La Thaïlande fait partie des 14 pays auxquels l'Union européenne prévoit d'ouvrir ses frontières pour les voyages non essentiels tels que le tourisme et la plupart des voyages d'affaires à partir du 1er juillet.

Les 27 gouvernements de l'UE se sont mis d'accord sur une première liste de 14 pays admis, excluant les États-Unis, le Brésil, la Russie et la Turquie.

Qui est sur la liste, et pourquoi ?

La Thaïlande figure aux côtés de l'Algérie, l'Australie, le Canada, la Géorgie, le Japon, le Monténégro, le Maroc, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, la Serbie, la Corée du Sud, la Tunisie et l'Uruguay. La Chine sera incluse seulement si elle accepte les visiteurs de l'UE car la réciprocité est une condition.

Il faut croire que la Thaïlande bénéficie d’une certaine complaisance puisque si le royaume accepte à compter du 1er juillet certaines catégories d’étrangers, la plupart seront soumis à une quarantaine de 14 jours.

L'UE considère que ces pays ont un niveau de contrôle de l’épidémie de COVID-19 similaire voire meilleur qu’elle-même, se basant sur le nombre de cas pour 100.000 habitants au cours des deux semaines passées. La moyenne de l'UE est d'environ 16.

Les chiffres pour les États-Unis, le Mexique, le Brésil et une grande partie de l'Amérique latine, de la Russie, de l'Afrique du Sud, de l'Arabie saoudite et de la Turquie sont trop élevés, selon les données du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies.

En plus de pouvoir se prévaloir d’une évolution stable ou décroissante du nombre de nouvelles infections, les pays doivent disposer de capacités suffisantes de dépistage et de traçage des personnes ayant pu être en contact avec la maladie, mais aussi de confinement et de traitement.

Ils doivent également convaincre l'Union européenne que leurs données sont disponibles et fiables. Le simple fait de ne pas avoir signalé de cas, comme c'est le cas en Tanzanie, au Turkménistan et au Laos, ne suffit pas.

Où peuvent-ils se rendre ?

Les voyageurs des pays de ladite liste pourront potentiellement se rendre en Europe, puis voyager librement dans tout l'espace Schengen, qui comprend 22 pays de l'UE, ainsi que l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse.

La liste sera revue toutes les deux semaines pour y ajouter des pays et éventuellement en retirer certains. Ce n'est qu'une recommandation aux membres de l'UE, qui peuvent toujours imposer des restrictions de voyage. L'idée est qu’au moins ils ne devraient pas s'ouvrir à des pays autres que ceux convenus par l’ensemble des membres de l’UE.

Quid de la Grande Bretagne ?

Bien que l'UE veuille travailler sur la base de la réciprocité, la Grande-Bretagne, qui n'est plus membre de l'UE, fait exception. Elle impose 14 jours d'auto-isolement à tous les voyageurs non essentiels, mais ses résidents, eux, sont libres depuis la mi-juin de voyager dans de nombreux pays de l'UE, mais pas tous.

Compte tenu de ce défaut de réciprocité, les visiteurs britanniques sont invités à effectuer une quarantaine volontaire de 14 jours en France. En Grèce, les vols en provenance de Grande-Bretagne sont interdits pour des raisons de santé.

Qui d’autre peut voyager dans l’UE ?

Les restrictions de voyage ne sont pas censées s'appliquer aux voyageurs "ayant une fonction essentielle", dont les professionnels de santé, les ouvriers agricoles saisonniers, les diplomates, les étudiants et les personnes ayant besoin d'une protection humanitaire.
 

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