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Détention prolongée en Thaïlande pour le footballeur de Bahreïn 

Par AFP | Publié le 12/12/2018 à 00:00 | Mis à jour le 12/12/2018 à 04:49
Photo : https://twitter.com/BaqerDarwish - Hakeem Alaraibi a été arrêté le 27 novembre par les services d'immigration thaïlandais alors qu'il venait d'arriver à Bangkok pour des vacances avec son épouse
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Un ancien joueur de l'équipe nationale de football de Bahreïn, réfugié politique en Australie mais détenu à Bangkok en raison d'une demande d'extradition de Bahreïn, a vu sa détention prolongée mardi, sa défense craignant qu'il soit torturé en cas d'extradition.

"Je pense qu'il a de bonnes chances de ne pas être extradé parce que nous avons des preuves" des risques qu'il encourt à Bahrein, a déclaré à l'AFP son avocate, Nadthasiri Bergman.

Sa détention est prolongée de 60 jours, un délai au terme duquel son extradition sera possiblement demandée, a-t-elle précisé.

"Les services de l'immigration de Thaïlande et du Bahreïn œuvrent ensemble pour me renvoyer au Bahreïn. Australie, empêche-les-en ! Je n'ai rien fait au Bahreïn. Je suis réfugié en Australie", a-t-il plaidé, visiblement très inquiet, devant les journalistes venus assister à sa présentation à un tribunal de Bangkok mardi.

Des représentants de l'ambassade d'Australie ont assisté à l'audience.

Hakeem Alaraibi, ancien footballeur professionnel de 25 ans, a été arrêté le 27 novembre dans un aéroport de la capitale thaïlandaise en provenance d'Australie où il bénéficie du statut de réfugié politique.

La Fifa a de son côté exigé sa libération et demandé aux autorités thaïlandaises de lui permettre de rentrer en Australie le plus tôt possible.
Bahreïn, qui demande son extradition, l'a condamné par contumace pour violences envers un poste de police.

Celui qui est aujourd'hui joueur semi-professionnel à Pascoe Vale FC à Melbourne, arrêté alors qu'il se rendait en vacances en Thaïlande, a expliqué être dans le collimateur des autorités de Bahreïn en raison de son appartenance à la communauté chiite et de l'activisme politique de son frère.

Le petit royaume de Bahreïn est en effet secoué par des manifestations ou accrochages sporadiques depuis la répression en 2011 d'un mouvement de contestation animé par la majorité chiite qui réclame une véritable monarchie constitutionnelle.

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